Covid-19 : un sommet international le 12 mai prochain pour tenter de mettre fin à la très coûteuse pandémie

Alors que 6 millions de personnes sont décédées dans le monde du Covid-19, et que la pandémie continue à entraîner des confinements, notamment en Chine, qui perturbent l'économie mondiale, une rencontre internationale se déroulera le 12 mai, co-présidée par les Etats-Unis, l'Allemagne, actuellement à la tête du G7, l'Indonésie, à la tête du G20 et le Sénégal. L'objectif est notamment d'accélérer sur la distribution des vaccins aux pays en développement.
Le programme Covax a besoin de règles pour éviter les réserves de vaccins, dit un conseiller de l'OMS.
Le programme Covax a besoin de règles pour éviter les réserves de vaccins, dit un conseiller de l'OMS. (Crédits : Thomas Peter)

Alors que l'économie mondiale est toujours perturbée par la crise sanitaire du Covid-19, que des problèmes sur les chaînes d'approvisionnement subsistent et que les capacités industrielles sont limitées du fait du confinement partiel en Chine, un sommet mondial pour mettre un terme à l'épidémie aura lieu le 12 mai, a annoncé la Maison Blanche lundi.

Cette rencontre virtuelle sera co-présidée par les Etats-Unis, l'Allemagne, actuellement à la tête du G7, l'Indonésie, à la tête du G20, le Sénégal, à la tête de l'Union africaine et le Belize, à la tête de la Caricom (pays des Caraïbes).

"Le sommet va redoubler nos efforts collectifs pour mettre fin à la phase aiguë de l'épidémie de Covid-19 et nous préparer à de futures menaces liées à la santé", ont indiqué ces pays dans un communiqué commun publié par Washington.

Pour rappel, l'objectif de l'OMS d'ici juillet est que 70% de la population de chaque pays soit vaccinée. Un objectif ambitieux, quand 85% de la population en Afrique n'a même pas reçu une dose de sérum anti-Covid. Au rythme actuel, 109 pays vont manquer l'objectif, selon l'OMS. Outre la répartition inégale des vaccins, beaucoup de pays n'ont pas les infrastructures pour mener une campagne vaccinale efficace.

Un deuxième sommet

Ce sera le second sommet mondial sur la pandémie de coronavirus, qui a tué plus de six millions de personnes dans le monde et bouleversé l'économie mondiale, depuis qu'elle a commencé à se propager en décembre 2019. Le président américain Joe Biden avait organisé un sommet similaire le 22 septembre 2021 au cours duquel il avait plaidé pour un renforcement de la vaccination dans le monde.

Et aujourd'hui, bien que le taux de mortalité dû au Covid a nettement diminué dans le monde, la propagation du virus, particulièrement son variant Omicron, empêche plusieurs pays de lever les restrictions, à commencer par la Chine où des millions de personnes sont toujours confinées.

Le gouvernement américain, et ceux des pays impliqués dans ce sommet, veulent également maintenir le sentiment d'urgence face à l'épidémie. "Avant le sommet du 12 mai nous appelons les dirigeants de la planète, les membres de la société civile, les organisations non gouvernementales et le secteur privé à prendre de nouveaux engagements et à apporter des solutions pour vacciner la population mondiale, sauver des vies maintenant et construire une meilleure sécurité sanitaire partout dans le monde", ajoute ce communiqué commun.

"Contrôler le Covid-19"

"L'émergence et la propagation de nouveau variants, comme Omicron, ont renforcé la nécessité d'une stratégie destinée à contrôler le Covid-19", a-t-il ajouté.

Et bien que le variant Omicron soit moins dangereux, bien que plus contagieux, les pays à l'origine de ce sommet estiment qu'il est indispensable de tout faire pour empêcher que de nouvelles catastrophes sanitaires prennent le monde par surprise.

"Nous savons que nous devons nous préparer maintenant à construire, stabiliser et financer la capacité globale dont nous avons besoin, non seulement face aux variants du Covid-19, mais aussi face à d'autres crises sanitaires", avertissent-ils.

La maladie de Covid-19 est loin d'être endémique et peut encore provoquer "de grandes épidémies", avaient indiqué jeudi des responsables de l'Organisation mondiale de la santé.

"Nous sommes toujours au milieu de cette pandémie, nous aimerions tous que ce ne soit pas le cas, mais nous ne sommes pas à un stade endémique", avait déclaré la responsable de la lutte contre le Covid pour l'OMS, Maria Van Kerkhove.

Cette annonce d'un nouveau sommet mondial intervient alors qu'il y a une dizaine de jours, gouvernements et banques de développement ont formulé des promesses d'aides d'un montant total de 4,8 milliards de dollars pour permettre aux pays les plus pauvres l'accès aux vaccins anti-Covid.

De nouvelles promesses de 3,8 milliards de dollars d'aides

"Pour dire les choses simplement, tant que nous ne vaincrons pas partout le Covid-19, nous ne le vaincrons nulle part", a fait valoir le chancelier allemand Olaf Scholz en ouverture d'une conférence des donateurs en faveur du mécanisme international Covax pour l'accès aux vaccins. Au terme de cette conférence en ligne, organisée sous l'égide de l'Allemagne, du Sénégal et de l'Indonésie, les gouvernements des pays développés ont promis un total de 3,8 milliards de dollars d'aides.

Pour leur part, les banques de développement, dont la Banque mondiale et la Banque européenne d'investissements, doivent apporter un milliard supplémentaire, a précisé la ministre allemande chargée de l'Aide au développement, Svenja Schulze.

En moyenne, 42% des habitants des 92 pays pauvres de l'Alliance mondiale Gavi ont reçu leur vaccination anti-Covid primaire, contre 58% dans le monde entier.

Le système international Covax avait indiqué en janvier avoir besoin de 5,2 milliards de dollars pour financer les doses de sérum pour 2022. Covax a été créé avant même l'apparition des vaccins anti-Covid, par l'OMS, l'Alliance du vaccin (Gavi), l'Unicef et la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (Cepi).

Covax, qui estime pouvoir sauver un million de vies cette année et diviser de moitié le coût économique de la pandémie dans certain pays, indique avoir accès à assez de doses pour vacciner environ 45% de la population des pays qui bénéficient des dons de vaccins.

52 millions d'emplois perdus

Dans un rapport présenté lundi 17 janvier dernier, l'Organisation internationale du travail, l'agence tripartite des Nations unies (regroupant les représentants des gouvernements, des employeurs et des salariés de 187 Etats membres) annonce que quelque 52 millions d'emplois à plein temps (sur la base d'une semaine de travail de quarante-huit heures) ont été perdus suite à la crise sanitaire, soit un déficit de près de 2% par rapport à la période d'avant la pandémie - il était espéré à moins de 1%.

"Le taux de chômage mondial devrait rester supérieur à son niveau de 2019 jusqu'en 2023 au moins", poursuit l'OIT. Comparé à 2019, le chômage mondial dépasserait de 21 millions son niveau de 2019, atteignant le total de 207 millions en 2022.

Les perspectives par rapport 2021 "se sont dégradées (...), et un retour aux performances d'avant la pandémie risque de rester hors de portée pour une grande partie du monde au cours des prochaines années".

Les experts notent également que le rétablissement de la demande devrait prendre du temps, craint l'OIT. Un cercle vicieux se met en place avec des revenus du travail maintenus à un niveau modéré, la perte de salaires pour un grand nombre de travailleurs sans mise en place de revenus de remplacement, entraînant une baisse significative de la demande globale. « L'effet est particulièrement marqué dans les pays en développement, où la part des populations économiquement vulnérables est plus importante et où l'ampleur des plans de relance a été moindre. »

La situation économique déjà compliquée par la crise sanitaire se voit doubler d'une nouvelle menace que fait peser la guerre en Ukraine, qui renchérit le prix de nombreux aliments de base, notamment les céréales ainsi que le prix des hydrocarbures, faisant grimper l'inflation à des niveaux pas vus depuis des années, notamment en Europe et aux Etats-Unis.

En 2021, la banque mondiale estimait que l'économie mondiale affichait une perte cumulée de plus de 10 000 milliards de dollars par rapport à la situation qui aurait prévalu sans pandémie. Le coût économique total de cette récession pourrait être encore plus élevé, du fait des effets à long terme sur l'investissement et l'éducation.

Des nouveaux vaccins en préparation

Côté vaccin, le laboratoire pharmaceutique franco-autrichien Valneva espère que son vaccin contre le Covid-19 sera bientôt autorisé dans l'Union européenne, après son approbation jeudi par le régulateur britannique des médicaments.

Le géant américain Pfizer travaille lui sur un vaccin contre le Covid-19 efficace contre de multiples variants d'ici à l'automne "est une possibilité mais pas une certitude", a déclaré la semaine dernière son patron, Albert Bourla.

"J'espère que d'ici l'automne - mais ce n'est pas une certitude - nous pourrons avoir un vaccin" efficace "contre tout ce qui est connu pour le moment", a souligné M. Bourla, lors d'un point de presse organisé par la Fédération internationale de l'industrie pharmaceutique (Ifpma). Pfizer mène actuellement des études pour savoir quelle pourrait être la meilleure formule.

Pfizer et l'Allemand BioNTech ont mis au point l'un des premiers et plus efficaces vaccins contre le Covid-19 injecté pour la première fois au Royaume-Uni fin 2020, moins d'un an après que la maladie eut été détectée en Chine.

(avec AFP)

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Commentaires 9
à écrit le 19/04/2022 à 9:00
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Le "Covid" n'est pas le problème, ce sont les mesures prises, d'atteinte aux libertés, qui ne sont pas la solution!

le 19/04/2022 à 10:16
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@bref Vous faites peu de cas de la vie des autres. Pour les atteintes aux libertés, allez faire un tour un Russie ou en Chine....et pour vivre mieux l' Afrique vous tend les bras.

à écrit le 19/04/2022 à 8:59
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Le "Covid" n'est pas le problème, ce sont les mesures prises, d'atteinte au liberté, qui ne sont pas la solutions!

à écrit le 18/04/2022 à 19:54
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L'OMS est sous influence de l'industrie pharmaceutique depuis des années maintenant .ils ne sont pas crédible.

à écrit le 18/04/2022 à 19:35
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C'est une honte alors que le vaccin prouve sa totale inefficacité incapable d'atteindre la phase 4 qui permet de le nommer vaccin. J'espère un immense procès.

le 19/04/2022 à 10:21
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@citoyen blasé Vous êtes aussi médecin pour juger de l'efficacité d'un vaccin ? Critiquer pour critiquer n'a jamais fait avancer le "Schmilblick".

le 19/04/2022 à 16:23
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Tu connais pas la différence entre un vaccin de phase 3 qui ne peut pas être un vaccin et un vaccin de phase 4 sans blague alors que l'on a eu deux ans de matraquage épidémiologie ? A un moment faut ouvrir les yeux le clone. Signalé

à écrit le 18/04/2022 à 18:34
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"Alors que 6 millions de personnes sont décédées dans le monde du Covid-19" Mais au bout de deux ans et quatre mois et sur 7,7 milliards d'habitants.

à écrit le 18/04/2022 à 17:41
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Un sommet pour systematiser et automatiser les vaccinations multiples chaque année et donc de masse avec des vaccins qui ont prouvé leur tres relative efficacité

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