Des piratages russes pour sabrer Hillary ? "Ridicule" selon Trump

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(Crédits : CARLO ALLEGRI)
Dans une interview donnée à Fox News, Trump juge "ridicules" les conclusions de la CIA affirmant que Moscou a cherché à le faire élire.

Donald Trump a jugé "ridicules" dimanche les informations selon lesquelles la Russie se serait ingérée dans l'élection présidentielle américaine dans le but de l'aider à accéder à la Maison blanche. Il a accusé les démocrates d'alimenter la presse avec tout cela.

"Je pense que c'est ridicule. Je pense que c'est encore une excuse. Je n'y crois pas du tout", a-t-il déclaré dans une interview accordée samedi à l'émission de télévision Fox News Sunday et diffusée dimanche.

Citant des responsables américains au fait de l'affaire, le Washington Post a écrit vendredi que les agences du renseignement avaient identifié des individus liés au gouvernement russe comme étant les responsables du piratage de milliers de courriels du Comité national démocrate et du président de campagne d'Hillary Clinton, John Podesta. Ces courriels auraient ensuite été envoyés à l'organisation WikiLeaks, qui les a publiés pendant la campagne.

"L'objectif de la Russie était de favoriser un candidat par rapport à l'autre, afin de faire élire Trump", rapporte un responsable américain cité par le Washington Post.

Les pirates informatiques russes sont décrits comme des personnes connues des services de renseignement et membres d'une large opération destinée à réduire les chances d'élection de Hillary Clinton et favoriser Donald Trump le 8 novembre dernier.

Les services de renseignement en porte-à-faux

En octobre, le gouvernement américain avait formellement accusé la Russie de mener une campagne de piratage informatique contre le Parti démocrate à l'approche de l'élection.

Barack Obama a demandé aux agences américaines du renseignement d'ouvrir une enquête sur le piratage informatique et sur l'intervention de puissances étrangères dans la campagne, a-t-on appris vendredi. Un rapport doit lui être remis avant son départ de la Maison blanche le 20 janvier.

Les agences de renseignement américaines n'ont pas établi l'implication de Moscou dans les piratages ni le transfert des courriels à WikiLeaks. Les acteurs étaient éloignés d'"un cran" du gouvernement russe et n'étaient pas des fonctionnaires, rapporte le principal responsable cité par le Washington Post.

Les troublants rapprochements avec Moscou

Les interrogations sur la proximité de la future administration avec Moscou ont été renforcées par l'hypothèse de la désignation au secrétariat d'Etat du PDG d'Exxon Mobil, Rex Tillerson, réputé proche de Vladimir Poutine et opposant déclaré aux sanctions contre la Russie.

"Cela m'inquiète qu'il ait une telle relation personnelle avec Vladimir Poutine et qu'ils aient de toute évidence fait de nombreuses affaires ensemble", a déclaré dimanche le sénateur républicain John McCain, ancien candidat à la Maison blanche.

"Cela orienterait son approche de Vladimir Poutine et de la menace russe", a-t-il ajouté pendant l'émission "Face the Nation" sur la chaîne CBS.

John McCain a dit ne pas comprendre que Trump s'obstine à nier les ingérences de la Russie.

"Je ne sais pas quoi en penser car il est évident que les Russes se sont ingérés" dans le processus électoral, a souligné le sénateur, membre de la Commission des forces armées. "Qu'ils aient interféré au point d'essayer de faire élire un candidat en particulier, je pense que cela doit faire l'objet d'une enquête, mais les faits sont têtus", a-t-il poursuivi.

John McCain et un autre sénateur républicain influent, Lindsey Graham, ont annoncé dimanche dans un communiqué publié conjointement avec leurs homologues démocrates Chuck Schumer et Jack Reed qu'ils travailleraient ensemble sur cette question.

"Cela ne peut pas devenir une question partisane. Les enjeux sont trop élevés pour notre pays", ont-ils fait valoir.

La conseillère de Trump, Kellyanne Conway, a assuré que le futur président ne s'opposerait pas à l'enquête du Congrès mais ajouté qu'il pensait que ces révélations de presse visaient à délégitimer son élection.

"Il respecte totalement la communauté du renseignement", a-t-elle dit sur CBS. "Ce qu'il a qualifié de risible ou ridicule, c'est que cela aurait visé à le faire élire à la présidence."

(Avec l'AFP et Reuters)

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Commentaires
a écrit le 12/12/2016 à 18:53 :
C'est pénible chez le pouvoir russe cette culture de la triche en permanence et çà existait déjà avec Potemkine, les emprunts russes etc. Les russes eux-mêmes en sont victimes.
a écrit le 12/12/2016 à 11:19 :
C'est un mensonge de trump mais on comprend que ça la fout mal pour lui.

Il est évident que les russes financent les politiciens dans l'opposition des pays qui ne lui conviennent pas en matière économique.

On sait qu'ils ont donné des millions au front national, on connait la relation entre fillon et poutine également, au sein d'une économie mondialisée cela vaut le coup de faire ce genre de pari mais bon une chose est sûr c'est qu'ils n'en ressortent pas grandi et qu'au final cela n'apporte rien, encore une fois, aux peuples du monde.

Ce ne sont que des magouilles entre oligarchies mondiales.
a écrit le 12/12/2016 à 11:01 :
Trump risque d'être très vite destitué, et ce par la majorité républicaine elle-même.
Réponse de le 12/12/2016 à 14:02 :
Les votes des grands électeurs US ne sont pas acquis d'office, il peut leur arriver de changer d'avis. Ça arrive même à chaque élection mais c'est limité à une dizaine de cas et en général le vote se reporte vers le gagnant...(on se demande bien pourquoi)

Si Trump perd le vote d'une bonne trentaine de délégués sur ses 300 d'origine, il descend en dessous des 270 délégués nécessaires à son investiture.

Si parallèlement Hillary clinton en récupère 38 de plus , elle pourrait être investie en janvier (mais sans majorité dans les chambres, donc sans pouvoir).

Par contre je ne sais pas ce qui se passerait si Trump perdait la majorité sans que Clinton en gagne une.
Y a t'il un constitutionnaliste USien dans la salle?

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