Deux cargos chargés de céréales ont finalement quitté lundi les ports ukrainiens
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Un nouveau blocus à été instauré par la Russie après sa sortie la veille de l'accord permettant l'acheminement des céréales ukrainiennes.
Reuters
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Un nouveau blocus à été instauré par la Russie après sa sortie la veille de l'accord permettant l'acheminement des céréales ukrainiennes.
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[Article publié le 31 octobre, mis à jour à 13H00]
Après un week-end incertain, deux cargos chargés de céréales ont finalement quitté lundi les ports ukrainiens et emprunté le corridor maritime humanitaire à destination de la Turquie, en dépit du retrait de la Russie, selon le site spécialisé Marine traffic.
Douze cargos doivent quitter aujourd'hui les ports d'Ukraine et quatre autres se diriger vers eux, dont l'un, sous pavillon turc, a déjà pris la mer, a précisé le Centre de coordination conjointe (JCC), chargé de superviser l'accord sur les exportations de céréales ukrainiennes via la Mer Noire.
L'Ukraine a dénoncé dimanche des exportations de céréales devenues « impossibles » du fait du blocus à nouveau instauré par la Russie après sa sortie la veille de l'accord permettant leur acheminement.
La Turquie s'est, elle, dite « résolue à poursuivre ses efforts » et à défendre l'accord sur les céréales ukrainiennes « malgré les hésitations russes », a déclaré, ce lundi, le président Recep Tayyip Erdogan. « Bien que la Russie se montre hésitante parce que les mêmes facilités ne lui ont pas été offertes (qu'à l'Ukraine, ndlr), nous sommes résolus à poursuivre nos efforts au service de l'humanité », a assuré le président turc, l'un des garants de l'accord signé le 19 juillet à Istanbul.
De son côté, le Kremlin a prévenu, ce même jour, qu'il serait « dangereux » et « difficile » de continuer à mettre en oeuvre l'accord en question sans Moscou, qui a suspendu sa participation. « Dans des conditions où la Russie évoque l'impossibilité de garantir la sûreté de la navigation dans ces zones, alors un tel accord est difficilement applicable. Et cela prend un tour différent, beaucoup plus risqué, dangereux », a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, interrogé sur la possibilité de continuer cet accord sans la Russie.
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Le retrait de la Russie de cet accord fait suite à une attaque sur sa flotte en Crimée, que Moscou a imputé à Kiev avec l'aide de Londres. Selon l'armée russe, dimanche, cette attaque menée à l'aide de drones aériens et marins et qui a touché au moins un navire militaire russe en baie de Sébastopol, a notamment utilisé la zone sécurisée vouée au transport des céréales ukrainiennes. Selon Moscou, l'un des drones utilisé dans cette attaque pourrait avoir été lancé « depuis l'un des navires civils affrétés par Kiev ou ses maîtres occidentaux pour l'exportation de produits agricoles depuis les ports maritimes d'Ukraine ».
Kiev a dénoncé samedi un « faux prétexte » et appelé la communauté internationale à faire pression pour que Moscou « respecte de nouveau ses obligations ». Londres a démenti toute responsabilité dans l'attaque en Crimée et Washington et l'UE ont condamné le retrait russe de cet accord essentiel pour l'approvisionnement alimentaire mondial, conclu en juillet sous égide de l'ONU et de la Turquie.
Dans son intervention vidéo quotidienne, le président Zelensky a affirmé dimanche soir que « la Russie est la seule responsable du fait que la nourriture va devenir plus chère en Afrique de l'Ouest et en Asie de l'Est. La Russie est la raison pour laquelle la population, en Ethiopie, en Somalie ou au Yémen, va devoir faire face à des pénuries catastrophiques ». Il a donné en exemple un navire affrété par l'ONU, avec à bord 40.000 tonnes de céréales à destination l'Ethiopie, prêt à quitter le port de Chornomorsk et qui ne peut le faire. « L'Ethiopie est proche de la famine », a-t-il rappelé.
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A Istanbul, le Centre de coordination conjointe (JCC) chargé de superviser l'accord sur l'exportation des céréales ukrainiennes a indiqué que la délégation russe participant aux inspections des navires transportant des céréales ukrainiennes s'en retirera « pour une durée indéterminée ».
(avec AFP)
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