Après avoir rendu hommage au soldat inconnu, Joe Biden et Emmanuel Macron ont conclu hier les célébrations des 80 ans du Débarquement par une déclaration commune. Les deux chefs ont notamment salué « la mise en place d'une feuille de route commune » sur la question de la guerre en Ukraine, mais aussi sur d'autres théâtres, comme le conflit à Gaza. Ils ont d'ailleurs salué la libération de quatre otages israéliens retenus par le Hamas depuis le 7 octobre, et Joe Biden a assuré « continuer d'œuvrer pour que les otages rentrent chez eux ».
Malgré un désaccord sur l'envoi d'instructeurs en Ukraine, soutenu par Emmanuel Macron mais auquel s'oppose l'armée américaine, Paris et Washington font ainsi front uni. Pour Joe Biden, la France et les États-Unis se tiennent « aux côtés du peuple ukrainien [...] car [ils savent] ce qui se passera si Vladimir Poutine réussit à assujettir l'Ukraine, c'est l'ensemble de l'Europe qui sera menacé », alors que les tentatives de déstabilisation russes envers la France se multiplient sur fond de campagne européenne. Dernier exemple en date : l'arrestation à Moscou de l'universitaire Laurent Vinatier, placé en détention provisoire jusqu'au 5 août. Emmanuel Macron a appelé à la « libération la plus rapide » du Français.
Une déclaration publique commune avant un dîner d'État entre les présidents qui a clôturé une séquence diplomatique chargée, au bénéfice de Volodymyr Zelensky. Invité par Emmanuel Macron à participer au 80e anniversaire du Débarquement en Normandie - à la différence de la Russie -, le président ukrainien est rentré à Kiev vendredi soir avec bon nombre d'engagements dans ses bagages.