En mer Noire, la flotte russe prend l’eau
François D’alançon envoyé spécial à Odessa
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Tir de missile
© LTD / Russia MOD/EYEPRESS
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Tir de missile
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Fini le faste. Aujourd'hui, à l'occasion de la traditionnelle Journée de la marine russe, le défilé à Saint-Pétersbourg va réduire la voilure. Seuls 12 navires participent à l'événement, amarrés aux quais, dans les eaux de la Neva. La grande parade, organisée depuis 2017 dans le port voisin de Kronstadt et censée démontrer la puissance militaire du pays, a, elle, été annulée, officiellement « pour raisons de sécurité ». L'an dernier, quelque 45 navires de surface et sous-marins ainsi que 3 000 marins y participaient, en présence de Vladimir Poutine.
L'origine de cette modestie nouvelle est sans doute à chercher à 2 000 kilomètres de là, dans les eaux de la mer Noire. Contre toute attente, les Ukrainiens, pourtant presque dépourvus de marine, n'y cessent de marquer des points. À la mi-juillet, le dernier patrouilleur russe basé en Crimée a ainsi discrètement quitté le port de Sébastopol pour celui de Novorossiisk. Ce retrait constitue le dernier épisode d'une longue série de revers, sanctionnée en mars par le remplacement du chef de la marine, Nikolaï Evmenov, par l'amiral Alexander Moiseev.
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Tout a commencé le 14 avril 2022, quand deux missiles antinavires Neptune de fabrication ukrainienne coulent le croiseur lance-missile Moskva, le navire amiral de la flotte. Une perte qui résonne toujours comme une humiliation pour le Kremlin. Suivront d'autres attaques, comme celle contre le sous-marin Rostov-sur-le-Don, immobilisé en septembre 2023 après la frappe de missiles de croisière Storm Shadow, livrés par le Royaume-Uni.
François D’alançon envoyé spécial à Odessa