La Russie menace de prendre pour cible les villes d'Europe
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Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin, menace l'Europe
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Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin, menace l'Europe
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« C'est une situation paradoxale », a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.
Lors du sommet de l'OTAN, Washington et Berlin ont annoncé mercredi dans une déclaration conjointe que les États-Unis allaient « commencer des déploiements épisodiques de capacités de feu à longue portée » en Allemagne en 2026, évoquant des missiles SM-6, des missiles Tomahawk et des armes hypersoniques en cours de développement. Cette initiative renforcera la portée des capacités actuellement déployées en Europe.
Selon le communiqué conjoint, cela « démontrera l'engagement des États-Unis en faveur de l'OTAN et sa contribution à une dissuasion européenne intégrée ». Le chancelier Olaf Scholz a salué « une décision nécessaire et importante, prise au bon moment », qui « garantit la paix ».
Dans leur déclaration finale à Washington, les pays de l'OTAN ont estimé que « l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie a fait voler en éclats la paix et la stabilité dans la zone euro-atlantique et nuit gravement à la sécurité internationale ».
L'annonce a été vivement critiquée par le Kremlin, qui y voit un retour à l'ère de la guerre froide. Cette période de confrontation entre l'URSS et les États-Unis avait été marquée par la crise des Euromissiles à la fin des années 1970 et dans les années 1980, déclenchée par le déploiement soviétique, puis américain, de missiles à capacité nucléaire en Europe.
La crise s'était finalement apaisée avec la signature du traité sur les Forces nucléaires intermédiaires (FNI ou INF), qui interdisait les missiles balistiques et de croisière lancés du sol d'une portée allant de moins de 500 à 5 500 kilomètres.
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Toutefois, ce traité s'est effondré après le retrait des États-Unis en 2019, qui accusaient à plusieurs reprises Moscou de ne pas le respecter, en particulier avec son missile 9M729, tiré par les systèmes Iskander. La Russie avait alors affirmé qu'elle observerait un moratoire sur la production de tels engins si les États-Unis n'en déployaient pas à une distance leur permettant d'atteindre son territoire.
Le déploiement des équipements américains annoncé mercredi constituerait une violation du traité FNI s'il était toujours en vigueur.
Vendredi, les ministres de la Défense des deux puissances nucléaires se sont entretenus pour discuter de « la réduction du risque d'une escalade », selon Moscou, tandis que Washington insistait sur « l'importance de maintenir des lignes de communication ».
Les relations entre la Russie et l'OTAN se sont considérablement détériorées depuis le lancement de l'offensive russe en 2022 contre l'Ukraine, un pays soutenu par les membres de l'Alliance atlantique. En réponse à cette agression, les pays occidentaux ont imposé de sévères sanctions économiques à la Russie, qui s'est tournée vers la Chine, grand rival des États-Unis sur la scène internationale, et même vers la Corée du Nord.
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Les autorités européennes accusent également la Russie de mener une guerre hybride à leur encontre, en utilisant un large éventail de moyens, allant des attaques informationnelles à l'espionnage. L'objectif serait d'accentuer les divisions et les lignes de fracture au sein des sociétés européennes. M. Peskov a estimé que la situation créée par le déploiement de missiles pourrait affaiblir l'Europe, de la même manière que la Guerre froide s'était terminée par l'effondrement de l'URSS en 1991.
(avec l'AFP)
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