Énergie : la grande revanche du gaz algérien
Paul Marion
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Emmanuel Macron et le président algérien Tebboune.
Reuters
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Emmanuel Macron et le président algérien Tebboune.
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... drocarbures n'est pas sans effets pervers. Décryptage.
[ Mis à jour le lundi 29 août à 11h00 ]
Anthony Blinken, Sergueï Lavrov, Mario Draghi, Emmanuel Macron... la liste des leaders de grandes puissances qui se sont pressés à Alger ces derniers mois doit faire rougir de fierté le président algérien Tebboune, lui qui était encore en quête de légitimité internationale après la fin chaotique de l'ère Bouteflika. Ce week-end, le Président de la République a clos une visite de trois jours dans l'ancienne colonie française.
Officiellement, le déplacement se faisait d'abord pour traiter des questions mémorielles et diplomatiques. Avant que l'avion d'Emmanuel Macron ne décolle, l'Elysée assurait même qu'aucun contrat gazier ne figurait à l'agenda de la délégation française. Dans la délégation du Président se trouve pourtant la directrice générale d'Engie Catherine MacGregor.
« Malgré ce qu'Emmanuel Macron en dit, le gaz était évidemment un enjeu de la visite. Des renégociations de contrats d'approvisionnement en gaz de la France sont en cours avec Engie », décrypte Alexandre Kateb, économiste, fondateur du site Multipolarity report, spécialiste des économies émergentes. S'il ne s'attendaient pas à trouver dans les sables algériens des trésors cachés de gaz disponible tout de suite en grande quantité, le ministère de la Transition énergétique a confirmé dimanche pour sa part que des échanges avaient lieu autour de nouveaux contrats gaziers « entre Engie et la Sonatrach ».
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« D'un point de vue technique, les autres pays sont passés avant, par conséquent l'essentiel de ce qui pouvait être vendu est déjà acheté, même s' il y a probablement une petite marge. Le gaz encore négociable aujourd'hui, c'est du GNL (gaz naturel liquéfié, exporté par bateau en volumes plus faibles que par gazoduc). L'Algérie arrive à l'extrémité de ses capacités de production », prévient Anna Creti, professeur d'économie à Dauphine et directrice de la chaire économie du climat.
Paul Marion