Trump aurait demandé au FBI d'abandonner son enquête sur son conseiller à la sécurité nationale

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Dans un communiqué, la Maison blanche a par la suite déclaré que la note ne constituait pas une description juste ou honnête de la conversation entre le président et M. Comey.
Dans un communiqué, la Maison blanche a par la suite déclaré que la note ne constituait pas "une description juste ou honnête de la conversation entre le président et M. Comey". (Crédits : Carlos Barria)
La Maison blanche a opposé un démenti formel après la publication d'informations rapportées par le New York Times concernant cette ingérence de Donald Trump. Michael Flynn, qui apparaît comme un personnage central dans les enquêtes d'ingérence de la Russie pendant la campagne de 2019, fait l'objet d'investigations lancées par le FBI, dont le directeur James Comey a récemment été remercié.

Donald Trump aurait demandé en février à James Comey, qui était encore directeur du FBI, de mettre un terme à l'enquête sur les contacts russes de son ex-conseiller à la sécurité nationale, Michael Flynn, selon un article publié par le New York Times mardi soir.

Le quotidien s'appuie sur une note que l'ex-patron du FBI, limogé la semaine dernière par le président des Etats-Unis, a rédigée immédiatement après cette demande. Dans cette note, que le New York Times n'a pas vue mais dont le contenu a été porté à sa connaissance par deux personnes en ayant pris connaissance, Comey cite Trump lui déclarant :

"J'espère que vous pourrez laisser passer cela. [...] J'espère que vous pourrez juger bon de laisser passer cela, de laisser Flynn. C'est un bon gars."

Un proche de l'ex-directeur du FBI ayant lui aussi vu cette note a confirmé à Reuters que les détails du document étaient correctement repris par le New York Times.

| Lire Limogeage du directeur du FBI : cinq dates pour comprendre l'affaire

Démenti formel de Washington

La Maison blanche, contactée par le journal, a opposé un démenti formel en affirmant que personne n'avait jamais demandé à James Comey ou à qui que ce soit de clore l'enquête sur Michael Flynn. Dans un communiqué, elle a par la suite déclaré que la note ne constituait pas "une description juste ou honnête de la conversation entre le président et M. Comey".

Désigné par Trump au poste de conseiller à la sécurité nationale, Michael Flynn a été poussé à la démission le 13 février dernier à la suite de révélations sur une conversation qu'il avait eue avec l'ambassadeur russe à Washington, avant l'investiture de l'homme d'affaires, sur une éventuelle levée des sanctions contre Moscou. La rencontre entre Trump et Comey évoquée par ce mémo date du lendemain.

Michael Flynn, qui n'avait pas tout dit de ses discussions avec l'ambassadeur Sergueï Kisliak, apparaît comme une figure centrale dans les enquêtes sur les accusations d'ingérence de la Russie pendant la campagne électorale 2016 et sur une collusion éventuelle entre l'équipe de campagne de Donald Trump et Moscou.

Le congrès va enquêter

La commission de la Chambre des représentants chargée du suivi de l'action gouvernementale (Oversight Committee) "va obtenir la note de Comey, si elle existe", a déclaré son président, le républicain Jason Chaffetz. Ce dernier a donné jusqu'au 24 mai au directeur par intérim du FBI, Andrew McCabe, pour fournir tous documents "faisant référence ou ayant trait à des communications entre Comey et le président".

Depuis l'investiture de Donald Trump, chaque jour est accompagné de son lot de révélations et scandales, qui ébranlent davantage la relation déjà fragile entre le 45 président des États-Unis et les élus, tant républicains que démocrates. La révélation de cette affaire survient ainsi au lendemain de la publication d'informations selon lesquelles Donald Trump aurait partagé des informations classifiées avec le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, remettant en cause la confiance accordée au président américain par les pays alliés des États-Unis.

>> Lire aussi Trump soupçonné d'avoir livré des informations classifiées à la Russie

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Commentaires
a écrit le 17/05/2017 à 13:35 :
Avec des "si" on coupe du bois.
a écrit le 17/05/2017 à 13:03 :
D'après les médias, Trump aurait même menacé l'ex-patron du FBI James Comey et lui a "conseillé" de ne pas parler à la presse ?
Cité par les médias :"James Comey ferait bien d'espérer qu'il n'existe pas 'd'enregistrements' de nos conversations avant qu'il ne commence à faire des révélations à la presse".

S'il c'est le cas, l’affaire est extrêmement grave car on se demande ce qui est caché.
Les États Unis semblent encore réactifs à ce genre de comportement. Même si on est
tout de même bien loin de l'affaire Bill Clinton, qui à eu droit à une procédure d'impeachment à son encontre pour des faits liés à des histoires de marivaudage. C'était tout de même moins graves que ce cas de soupçon de quasi de trahison.

Heureusement qu'en France on a pu échapper au populisme ambiant, aux mensonges et autres climats haineux. Bien qu'il y a tout de même eu des dérives.

Dans tous les cas, même dans un contexte d’élection démocratique, il est primordial de conserver des contre pouvoirs et des organes d’enquête totalement indépendants.
a écrit le 17/05/2017 à 10:30 :
Bcp d'amis americains vivants ici lors de la prise de pouvoir du cow boy peroxyde ont a l'epoque predit sa destitution par voie d'impeachment.
Il semblerait qu'il etaient clairvoyants. L'enquete echappe maintenant au president americain. Cette deniere va continuer son travail dans l'ombre et personne ne pourra stopper les investigations. Trump va avoir du souci. Si les preuves sont etablies & solides il sera juge pour crime, le + grave dans leur constitution. Ce serait une premiere : Haute trahison avec une puissance ennemie.
Le suspense est a son comble...
Réponse de le 17/05/2017 à 12:15 :
Il semble surtout que tous les moyens sont bons y compris les plus tordus pour faire tomber un president imprévisible qui bouscule certains et ne suit pas un certain nombre de plans pré-établis. Mais bon, la presse préfère relayer encore et encore toutes les fake news et autres intox qu'on leur donne à manger sans jamais se poser la moindre question. C'est désespérant! On risque des guerres pour des postures idéologiques et financières (Ukraine, Syrie, Yémen, Corée du Nord et autres).

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