États-Unis : un fabuleux plan de relance à 916 milliards de dollars qui divise par 4,5 l'allocation chômage

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La proposition du président débute par un abaissement de l'assurance chômage (...) de 180 milliards de dollars à 40 milliards de dollars. C'est inacceptable, ont fustigé les démocrates Pelosi (photo) et Schumer dans un communiqué commun.
"La proposition du président débute par un abaissement de l'assurance chômage (...) de 180 milliards de dollars à 40 milliards de dollars. C'est inacceptable", ont fustigé les démocrates Pelosi (photo) et Schumer dans un communiqué commun. (Crédits : HANNAH MCKAY)
Alors que la banqueroute ("Shutdown) menace toujours les finances américaines, démocrates et républicains tentent depuis plusieurs mois de s'entendre sur un troisième ensemble budgétaire, alors que le Congrès a voté 3.000 milliards de dollars d'aides depuis le début de l'épidémie. Mais le nouveau projet de financement proposé par le camp républicain comprend d'entrée de jeu une division par 4,5 de l'assurance chômage - inacceptable pour les démocrates.

L'administration Trump a proposé mardi un plan de relance de 916 milliards de dollars (756 milliards d'euros) pour compenser l'impact de la crise sanitaire, après que les démocrates du Congrès américain ont rejeté plus tôt une proposition restreinte du chef de la majorité républicaine du Sénat, Mitch McConnell. Le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, a déclaré avoir proposé un stimulus de 916 milliards de dollars lors d'un entretien avec la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi.

S'exprimant via Twitter, il a indiqué que le plan prévoyait des fonds pour les États et les collectivités locales - une priorité des démocrates -, ainsi que des protections pour les entreprises - une priorité des républicains.

Plus tôt dans la journée, Mitch McConnell avait suggéré que les parlementaires adoptent un ensemble budgétaire restreint ne prévoyant ni les aides aux administrations locales ni les aides aux entreprises - deux des points de contentieux entre républicains et démocrates depuis plusieurs mois.

Division par 4,5 de l'assurance chômage : inacceptable pour Pelosi

Nancy Pelosi et le chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, ont rejeté l'idée de Mitch McConnell et ont accusé celui-ci de tenter de faire obstruction aux efforts bipartites pour parvenir à un accord. Les deux démocrates ont par la suite déclaré que l'aval donné par McConnell à la proposition de 916 milliards de dollars était une avancée, mais que des négociations entre les deux partis constituaient le meilleur espoir d'un accord.

"La proposition du président débute par un abaissement de l'assurance chômage débattue par des membres bipartites de la Chambre et du Sénat de 180 milliards de dollars à 40 milliards de dollars. Cela est inacceptable", ont dit Pelosi et Schumer dans un communiqué commun.

Républicains et démocrates font face à une pression croissante pour apporter de nouvelles aides aux familles et entreprises affectées par la crise sanitaire du coronavirus, qui a tué plus de 283.000 personnes aux Etats-Unis et mis des millions d'Américains au chômage.

Âpres négociations

Les deux camps tentent depuis plusieurs mois de s'entendre sur un troisième ensemble budgétaire, alors que le Congrès a voté 3.000 milliards de dollars d'aides depuis le début de l'épidémie.

La proposition formulée mardi par l'administration Trump est légèrement supérieure à celle d'un groupe bipartite de parlementaires, lequel a présenté la semaine dernière un plan de soutien de 908 milliards de dollars comprenant une aide directe pour les collectivités et administrations locales.

Au-delà de mesures spécifiques face à la crise sanitaire, le Congrès doit se prononcer cette semaine sur un projet de loi de financement provisoire afin d'éviter un "shutdown" de l'administration et de laisser plus de temps aux parlementaires pour parvenir à un accord sur un plan global.

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Commentaires
a écrit le 09/12/2020 à 11:22 :
Nous en UE on réfléchit encore pour savoir si on va signer le plan "d'urgence" de 750 milliards annoncé en grandes pompes au mois de mars, mais bon ce ne sera pas encore pour aujourd'hui, la clim de la salle de réunion n'était réglée qu'à 21° et nombreux dirigeants européens avaient de ce fait un peu froid, ce n'était donc pas encore possible.

Vite un frexit.

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