Evincé des réseaux, Donald Trump porte plainte contre Facebook, Twitter et Google

L'ancien président américain a également engagé une procédure contre les patrons des plateformes, "Mark Zuckerberg, Sundar Pichai et Jack Dorsey". Ces trois patrons "mettent en œuvre une censure illégale, inconstitutionnelle", a-t-il affirmé.

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Nous exigeons (...) la fin du silence forcé, a attaqué l'ancien locataire de la Maison Blanche.
"Nous exigeons (...) la fin du silence forcé", a attaqué l'ancien locataire de la Maison Blanche. (Crédits : EDUARDO MUNOZ)

L'ex-président américain Donald Trump a annoncé mercredi qu'il lançait une plainte collective contre Facebook, Twitter, Google et leurs patrons, en les accusant d'être responsables d'une "censure illégale, inconstitutionnelle".

"Aujourd'hui, aux côtés de l'America First Policy Institute", une organisation qui promeut les politiques défendant "l'Amérique d'abord" de Donald Trump, "je dépose, en tant que principal représentant, une action collective majeure en justice contre les géants de la tech comprenant Facebook, Google et Twitter, ainsi que leurs patrons Mark Zuckerberg, Sundar Pichai et Jack Dorsey", a annoncé le milliardaire dans son club de golf de Bedminster, dans le New Jersey.

Ces trois patrons "mettent en œuvre une censure illégale, inconstitutionnelle", a-t-il affirmé lors d'un discours formel, derrière un podium où son nom était inscrit. Les spectateurs ont applaudi son annonce.

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"S'ils peuvent me le faire à moi, ils peuvent le faire à n'importe qui"

"Nous demandons au tribunal fédéral du district sud de la Floride d'ordonner l'arrêt immédiat de la censure illégale et honteuse de la part des groupes de réseaux sociaux visant les Américains", a-t-il expliqué. "Nous exigeons (...) la fin du silence forcé".

"Il n'y a pas de meilleure preuve que la Big Tech est hors de contrôle que le fait qu'ils ont interdit le président des Etats-Unis en fonctions" sur leurs plateformes, a-t-il martelé.

"S'ils peuvent me le faire à moi, ils peuvent le faire à n'importe qui. Et d'ailleurs c'est exactement ce qu'ils font", a-t-il affirmé en donnant la parole à des citoyens se disant aussi victimes d'interdictions.

"Nous sommes engagés dans un combat que nous allons gagner", a-t-il promis.

En juin, Facebook avait suspendu Donald Trump pour deux ans.

Le républicain avait déjà été exclu, temporairement, le 7 janvier dernier lorsqu'il était encore président pour avoir encouragé ses partisans lors de l'attaque du Capitole à Washington la veille, une décision sans précédent.

Le réseau social Twitter l'avait aussi exclu après l'assaut meurtrier du Capitole pendant la cérémonie de certification de la victoire de son rival Joe Biden, le 6 janvier.

Avant d'être banni, Donald Trump comptait près de 89 millions d'abonnés sur Twitter, 35 millions sur Facebook et 24 millions sur Instagram.

"Google et YouTube ont effacé d'innombrables vidéos qui osaient mettre en doute le jugement de l'Organisation mondiale de la santé" pendant la pandémie, a-t-il également expliqué mercredi.

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Commentaires 11
à écrit le 08/07/2021 à 11:29
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Ce sont les nouveaux dieux de la censure à géométrie variable. Ils s'arrogent tous les droits puisque personne actuellement ne peut rien faire...

à écrit le 08/07/2021 à 9:02
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"l'assaut meurtrier" Des vieux morts de crises cardiaques... je ne vous dis pas comme les hôpitaux sont remplis d’"assauts meurtriers" ! :-)

à écrit le 08/07/2021 à 8:56
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On "admire" le courage de Twitter, Facebook et autres, qui ont attendu que Trump ne soit pas réélu président US , pour lui supprimer ses "comptes".

à écrit le 08/07/2021 à 8:54
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Bref! C'est des entreprises qui devraient appartenir au peuple au lieu de les exploiter!

à écrit le 08/07/2021 à 4:29
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Qu'at-il fait durant 4 ans ? Rien ou a peu pres.

le 09/07/2021 à 0:40
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Regardez la frontière mexicaine et demandez-vous pourquoi tant de latinos souhaitaient franchir le mur initié par Obama et poursuivi par Trump... Sans doute que son "inaction" (e.g. impunité fiscale pour le transfert du trésor de guerre des GAF...

à écrit le 08/07/2021 à 0:14
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Ce mec est un bulldozer. Il avance à son rythme et prépare méticuleusement ses actions. Je suis convaincu que cette procédure est le début d'une batterie d'actions qui vont se succéder et bousculer les élites corrompues au pouvoir.

à écrit le 07/07/2021 à 22:58
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La liberté de parole ,tu aurais du la défendre quand tu étais aux commandes et interdire d'interdire !

à écrit le 07/07/2021 à 21:55
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Le combat d'un véritable "démocrate" contre une pseudo-élite corrompue...

à écrit le 07/07/2021 à 20:50
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Ce n'est pas Trump qu'il faut interdire, ce sont les réseaux dits "sociaux".

à écrit le 07/07/2021 à 19:59
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Il a entièrement raison Donald !

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