• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
ÉconomieInternational

Face à la menace de Trump, le Canada sacrifie sa taxe Gafam

latribune.fr

Publié le 30 juin 2025 à 07:11 - Mis à jour le 30 juin 2025 à 07:12

Photo d'illustration

Photo d'illustration

Reuters

L'essentiel de l'actualité

vendredi 19 juin

  • L’offre d’UniCredit sur Commerzbank a atteint son objectif avec 12,51 % des actions
  • Les marchés mondiaux de nouveau soumis à des négociations difficiles sur le conflit au Moyen-Orient
  • 13 milliards d’euros supplémentaires pour la tech française et européenne
  • La Banque centrale européenne reste prête à relever ses taux d’intérêt
  • Le cours du pétrole hésitant après le report des négociations entre les États-Unis et l’Iran
Voir plus

Le Quotidien Numérique

19 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Alstom, Forvia : des usines françaises passent à la défense en Allemagne

  • 2

    En Allemagne, la crise démographique devient de plus en plus inquiétante

  • 3

    Mohammed Fassi Fehri : « Nous recherchons de nouvelles opportunités d’investissement au Maroc »

  • 4

    Le Samp/T NG français sera multicouche

  • 5

    Ferroviaire : la Nouvelle-Aquitaine dézingue le contrat de performance de SNCF Réseau

  • 6

    🔴 UniCredit atteint 12,51 % de Commerzbank, marché impacté par le report des négociations, 13 milliards d’euros levés pour la tech… L’essentiel de l’actualité ce vendredi

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Le Canada a suspendu in extremis sa taxe sur les services numériques visant la Big Tech américaine. Ce recul, qualifié d’« agression » contre la souveraineté fiscale par le prix Nobel Joseph Stiglitz, ouvre une période de négociations avec Washington, qui a jusqu’au 21 juillet pour trouver un compromis.

Le Canada a subitement annulé sa taxe sur les services numériques (TSN) qui devait entrer en vigueur ce lundi, cédant à la pression de Washington et ouvrant la voie à une reprise in extremis des négociations commerciales. Cette décision, annoncée dimanche par le ministre des Finances, François-Philippe Champagne, suspend une mesure qui cristallisait les tensions avec l'administration Trump et visait directement les revenus des mastodontes américains du numérique comme Google, Amazon et Meta.

Ottawa a donc choisi de renoncer, pour l'instant, à sa taxe de 3 % sur les revenus générés au Canada par les grandes entreprises du numérique. La mesure, adoptée l'an dernier, ciblait les sociétés réalisant un chiffre d'affaires mondial de plus de 1,1 milliard de dollars canadiens et des revenus locaux supérieurs à 20 millions de dollars. L'objectif était de contraindre ces acteurs, qui profitent de la nature immatérielle de leurs activités pour optimiser leur fiscalité, à contribuer plus équitablement.

A LIRE AUSSI

Taxer le numérique américain, une fausse bonne idée ?

Cette annulation intervient à peine deux jours après que Donald Trump a brutalement rompu les pourparlers, qualifiant la taxe canadienne de « coup direct et évident » porté aux États-Unis. Le président américain avait alors menacé sur son réseau Truth Social d'imposer de nouveaux droits de douane au Canada dans un délai de sept jours, qualifiant la taxe de « scandaleuse ». La reprise des négociations, désormais fixée avec une échéance au 21 juillet, s'engage donc sous une pression considérable. « Retirer la taxe sur les services numériques fera avancer les discussions et appuiera nos efforts pour créer des emplois et bâtir de la prospérité », a déclaré le ministre canadien des Finances sur le réseau social X, dans une tentative d'apaisement.

La décision d'Ottawa a été accueillie avec un soulagement prudent par les milieux d'affaires, mais elle soulève de vives critiques quant à la souveraineté fiscale des États face à la puissance conjuguée des Gafam et de l'exécutif américain. La Maison-Blanche n'a pas encore officiellement réagi à ce rétropédalage.

Une« agression caractérisée »contre la souveraineté

La concession canadienne a immédiatement provoqué une levée de boucliers de la part d'économistes et d'organisations internationales. La commission indépendante pour la réforme de la fiscalité internationale des sociétés (Icrict), coprésidée par le prix Nobel d'économie Joseph Stiglitz, a dénoncé une « agression caractérisée » contre la souveraineté d'Ottawa et une « tentative d'intimidation ». Pour l'économiste, le fond du problème est clair : « Il ne s'agit pas seulement de commerce, il s'agit de savoir si des gouvernements démocratiquement élus peuvent réglementer et taxer de puissantes entreprises, ou si des milliardaires de la tech peuvent dicter des politiques par l'intermédiaire de relais politiques. »

Newsletter

L’Alerte La Tribune

Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Illustration de la newsletter L’Alerte La Tribune

A LIRE AUSSI

Canada : comment l'effet Trump a propulsé les exportations

Cette déclaration met en lumière la dimension politique de l'affrontement. La taxe canadienne avait été conçue comme une mesure temporaire, dans l'attente d'un accord mondial sur la taxation des multinationales porté par l'OCDE. Face aux atermoiements de ces négociations internationales, plusieurs pays, dont la France, avaient choisi d'avancer avec leurs propres solutions nationales, provoquant l'ire de Washington. L'Icrict voit dans la réaction de Donald Trump une « escalade préoccupante dans la lutte mondiale entre la gouvernance démocratique et le pouvoir incontrôlé des entreprises ».

L'organisation accuse l'administration américaine de chercher à « éviter que les riches géants de la technologie paient leur juste part d'impôts au Canada », une contribution jugée essentielle pour financer les infrastructures et services publics dont ces mêmes entreprises bénéficient.

Un contexte de relations commerciales dégradées

Cet épisode s'inscrit dans un climat de relations tendues entre les deux voisins nord-américains depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche en janvier dernier. Le président américain, qui a plusieurs fois réitéré avec provocation son souhait de voir le Canada devenir le 51e État américain, a multiplié les menaces de droits de douane, notamment sur les secteurs clés de l'automobile, de l'acier et de l'aluminium, et ce malgré l'existence de l'accord de libre-échange Aceum (USMCA).

A LIRE AUSSI

G7 Finances au Canada : entre unité fragile et tentatives de négociation avec Washington

Interrogé par Fox News ce week-end, Donald Trump avait d'ailleurs jeté de l'huile sur le feu, affirmant que « les gens ne réalisent pas à quel point il est désagréable de négocier avec le Canada ». La réponse du Premier ministre canadien, Mark Carney, s'était voulue ferme, promettant de « continuer à mener ces négociations complexes, dans l'intérêt supérieur des Canadiens ».

À lire également

  • Mark Carney promet un Canada économique « fort » face aux défis de Trump
  • Négociations commerciales: Trump rompt avec le Canada
  • Donald Trump déclenche un « Make Europe Great » sur le numérique

L'annulation de la TSN est donc un pari risqué pour le gouvernement canadien. En apaisant Washington à court terme, Ottawa espère préserver ses intérêts économiques vitaux, intimement liés au marché américain. Cependant, ce recul pourrait être interprété comme un signe de faiblesse et créer un précédent, incitant l'administration Trump à durcir encore le ton dans de futurs différends commerciaux. L'issue des négociations d'ici au 21 juillet sera déterminante pour savoir si le Canada a gagné un sursis ou simplement cédé sur un principe fondamental de sa souveraineté économique.

(Avec AFP)

latribune.fr

Sur le même sujet

  • 1

    SeaExplorer, ce planeur français qui explore les grands fonds marins

  • 2

    Créations d'entreprises : le surprenant sursaut de mai, porté par les micro-entreprises

  • 3

    240 milliards de dollars : voilà ce que l'économie française pourrait perdre à cause des vagues de chaleur

  • 4

    Accord entre les États-Unis et l'Iran : le trafic aérien repart dans le Golfe