Créations d'entreprises : le surprenant sursaut de mai, porté par les micro-entreprises

Ces créations d'entreprises sont surtout tirées par les micro-entrepreneurs (photo d'illustration).
REUTERS - Abdul Saboor

Ces créations d'entreprises sont surtout tirées par les micro-entrepreneurs (photo d'illustration).
REUTERS - Abdul Saboor
Le contexte économique est morose mais les créations d’entreprises se portent bien. Au mois de mai, elles enregistrent un rebond de 10,7 % sur un mois, après un recul de 6,8 % en avril, d’après les statistiques de l’Insee parues ce vendredi. Au total, sur les douze derniers mois, les créations ont même augmenté de 10 % en glissement annuel (données brutes).
Des statistiques qui semblent à contre-courant d’une économie malmenée par les conséquences de la guerre au Moyen-Orient. L’institut de statistiques anticipe une croissance du produit intérieur brut de seulement 0,7 % cette année.
Cependant, toutes ces créations d’entreprises ne vont pas donner lieu à une activité derrière. « Ce sont des créations qui correspondent aux immatriculations dans le répertoire Siret, il peut y en avoir sans démarrage d’activité immédiatement », précise à La Tribune Jocelyne Mauguin, cheffe de la division Infrastructures et répertoires statistiques à l'Insee.
Ces créations d’entreprises sont surtout tirées par les micro-entrepreneurs. Dans le détail, si les créations d’entreprises individuelles classiques rebondissent de 9 %, et les créations de sociétés de 3,6 %, les immatriculations de micro-entrepreneurs enregistrent une croissance de 13,6 %, toujours selon la note de l’Insee.
« La hausse est fortement portée par les micro-entrepreneurs. Ce statut particulier permet aux personnes physiques d’avoir une activité à part entière ou une activité de complément », ajoute Jocelyne Mauguin.
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Créer des sites internet, effectuer des livraisons, vendre des voitures ou des objets… Trois micro-entrepreneurs sur dix cumulent leur activité avec un emploi salarié, pointait une note de l’Insee datant de 2025. Ces « auto-entrepreneurs » gagnaient cependant en moyenne 670 euros par mois en 2022, c’est six fois moins que les non-salariés classiques.
Les créations rebondissent dans tous les secteurs. « La hausse est très forte dans le soutien aux entreprises, principalement dans le nettoyage des bâtiments où il y a une forte externalisation, et aussi dans l’information et la communication, plus précisément dans le secteur de la programmation », complète Jocelyne Mauguin.
Le commerce et la réparation d’automobiles et de motocycles ont également augmenté de 1,5 point en glissement annuel sur les trois derniers mois (de mars à mai 2026). De son côté, le secteur des transports et de l’entreposage a enregistré une baisse de 0,7 point.
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