Accord entre les États-Unis et l'Iran : le trafic aérien repart dans le Golfe

Les volumes de vols d'Emirates atteignent 86 % de leur niveau de février.
Emirates

Les volumes de vols d'Emirates atteignent 86 % de leur niveau de février.
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Si le trafic maritime reprend progressivement dans le détroit d'Ormuz, le trafic aérien, lui, repart en flèche dans le Golfe. Selon les données de Flightradar24.com, le nombre total de vols opérés par les principales compagnies aériennes de la région a retrouvé environ 82 % de son niveau du 27 février, la veille du début du conflit, comme le souligne l'agence Reuters ce vendredi.
Les volumes de vols de Gulf Air et d'Etihad atteignent 93 % de leur niveau de février, tandis que ceux d'Emirates et Kuwait Airways s'établissent à 86 % et ceux de Qatar Airways à 87 %. Il y a un mois à peine, Etihad et Qatar Airways n'atteignaient que 40 à 50 % de ce niveau. Les volumes de vols d'Air Arabia et de Flydubai sont inférieurs, à 75 % et 57 % de leurs niveaux d'avant-guerre.
Pour rappel, les attaques de drones survenues pendant le conflit iranien ont contraint à plusieurs reprises des vols à destination du Golfe à se dérouter, soulevant des inquiétudes quant à la sécurité des passagers et des équipages et limitant les itinéraires à une poignée de couloirs aériens sûrs.
Les compagnies aériennes européennes et asiatiques ont largement suspendu leurs vols vers la région, et de nombreuses mises en garde restent en vigueur. L’Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) a maintenu son avertissement déconseillant les vols vers la région en raison des risques liés au conflit.
L’AESA a déclaré à Reuters qu’elle prendrait en considération les derniers développements lors de la réévaluation de son alerte de zone de conflit pour la région, valable jusqu’au 24 juin. Cependant, elle a indiqué qu’il était encore « trop tôt pour déterminer si la désescalade observée se traduira par une réduction durable des risques pour l’aviation civile ».
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Mais après la signature, ce mercredi, d'un accord intérimaire entre les États-Unis et l'Iran pour mettre fin au conflit qui dure depuis près de quatre mois, et alors qu'ils devaient ce discuter vendredi de la mise en œuvre de l'accord de cessez-le-feu, les perspectives pour les compagnies aériennes du Golfe s'annoncent potentiellement beaucoup plus favorables.
La fin des hostilités entraînerait la réouverture de l'espace aérien régional, permettant ainsi aux transporteurs régionaux de reprendre pleinement leurs opérations, a déclaré James Halstead, associé gérant d'Aviation Strategy. « Si la situation revient à la normale, je les vois tout simplement se comporter comme d'habitude, revenir en force », a déclaré Halstead.
Ce mois-ci, l'Association internationale du transport aérien (IATA), qui représente plus de 370 compagnies aériennes assurant 85 % du trafic aérien mondial, a toutefois quasiment réduit de moitié ses prévisions de bénéfices pour le secteur en 2026 en raison de la guerre en Iran. Elle table désormais sur un bénéfice net combiné de 23 milliards, au lieu de 41 milliards de dollars.
(Avec Reuters)
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