Fed : vers une hausse des taux en décembre

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Les membres du Comité ont seriné qu'après une première hausse des taux, alors que ceux-ci sont proches de zéro depuis la crise financière de 2008, le resserrement de la politique monétaire serait graduel.
Les membres du Comité ont seriné qu'après une première hausse des taux, alors que ceux-ci sont proches de zéro depuis la crise financière de 2008, le resserrement de la politique monétaire serait "graduel". (Crédits : REUTERS/Jonathan Ernst)
Au vu des bons indicateurs de l'économie américaine, surtout dans l'immobilier et la consommation, les membres de la Réserve fédérale estiment que les conditions économiques pour une hausse des taux d'intérêt "pourraient bien être atteintes" en décembre.

La décision de la Fed tant attendu par l'économie mondiale se précise. Dans le détail, au cours de la réunion du Comité monétaire (FOMC) des 27 et 28 octobre, la majorité des membres de la Réserve fédérale (Fed) ont jugé que les conditions requises pour un début de normalisation de la politique monétaire "pourraient bien être atteintes d'ici la prochaine réunion" des 15 et 16 décembre, selon un document publié mercredi 19 novembre.. Les inquiétudes sur l'économie mondiale et la volatilité des marchés "ont diminué" même s'il faut encore "les surveiller", indiquent les minutes de la Fed.

Encouragés par "le rythme solide" de la consommation

Les responsables de la Fed sont encouragés par "le rythme solide" de la consommation et le lent redressement du marché immobilier. Ils "prévoient que l'activité économique va croître à un rythme suffisant pour permettre une amélioration du marché de l'emploi".

Principal hic, selon le document: le ralentissement des exportations, "à cause de la faiblesse de l'activité à l'étranger et de l'appréciation du dollar", qui va handicaper la croissance au deuxième semestre. Du côté de l'inflation, la largesse de l'offre mondiale de pétrole va encore peser "pendant un certain temps" sur les prix de l'énergie.

Les responsables de la Fed croient à une remontée de l'inflation à 2%

Par ailleurs, les membres du Comité ont seriné qu'après une première hausse des taux, alors que ceux-ci sont proches de zéro depuis la crise financière de 2008, le resserrement de la politique monétaire serait "graduel".

La plupart se disent confiants dans une remontée de l'inflation vers l'objectif de 2% que la Fed estime saine pour l'économie, alors qu'elle n'est que de 0,2% aujourd'hui.

(Avec AFP)

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a écrit le 19/11/2015 à 14:11 :
La bourse qui fait 15% de hausse cette année veut une hausse des taux pour gagner encore plus. L'argument est que la Fed perdrait sa crédibilité tandis que le chômage serait au "plein emploi" et que l'inflation par ce moyen mécanique devrait revenir à 2% et plus. Il est peu probable que la Fed cède aux arguments des spéculateurs même si l'opinion des traders le pense à 70%. Les sans emploi en général représentent près de 30% de la population américaine, un petit tour dans les bois où ils se terrent est édifiant, ceci ne correspond pas au chiffre technique et spécifique du chômage américain à ne pas confondre avec le calcul du nôtre, déjà biaisé, Le pays est en régression économique avec des entreprises dont le chiffre d'affaire non seulement n'avance pas mais reculerait s'il n'y avait les fusions tandis que les bénéfices s'écroulent. Les Q.Es pour leur part continuent de tourner à vide puisque moins de 10% du total a trouvé un usage tangible et probant, on notera toutefois que les choses s'améliorent doucement pour ce point et qu'il est probable que les 50% soient dépassés l'année prochaine. Alors, anticiper aussi loin sans visibilité est un risque énorme peu favorable à une hausse. Cependant un élément nouveau apparaît : Chine, japon, Europe menacent d'autres injections monétaires ou d'une dépréciation de leur devise, ce qui revient au même sur un tempo différent. Les USA ont en effet promis un marché dynamique contre QE, ce qu'ils sont en mal de livrer actuellement, les pays menacent donc de représailles monétaires, ce qui fait partei du jeu normal. Augmenter les taux serait alors un tout petit mais supposé prometteur signe dans le bon sens pour les dissuader en priant pour que l'économie USA ne parte pas en vrille. Au moins on mangerait un peu plus de ces Q.Es. L'autre solution est de repousser la hausse à juillet, une fois les résultats du S1 acquis, au moyen de compensations politico-économiques avec les entreprises. Une manière de dire : "Chiffrez votre préjudice, nous allons le compenser en vous offrant le déblocage de ce que vous souhaitez". La Fed supporterait l'économie américaine tout en rationalisant son parc d'entreprises, n'allant sur des hausses très modestes que très tardivement, sur des bases validées. Il est évident d'autre part qu'elle se préoccupe fort peu des spéculateurs qui fournissent les articles des journaux. De ces négociations, entamées, dépendent la décision concernant les taux. A Paris l'on voit par exemple qu'une hausse anormale du dollar offre 4 milliards au budget de l'année tandis que de vieux dossiers comme Airgas se débouclent enfin. Il en va de même partout sans bien entendu que l'on ne puisse avoir une absolue certitude de concordance sur le sujet, mais les faits sont cependant multiples et remarquables. C'est pourquoi en raccourci je pense que les taux de la Fed n'augmenteront pas.
Réponse de le 20/11/2015 à 2:08 :
Désolé, mais alors que le chiffre d'affaires flanche, du défaut de ventes relevées, les bénéfices se maintiennent par retranchement de main-d'oeuvre interposée entre autres. Quant aux bénéfices non répartis, donc accumulés parce que non distribués, ils son astronomiques. Ce qui explique la rafale d'acquisitions en cours. En somme, les entreprises se portent bien, merci, alors que le marché de l'emploi, lui, se morfond. Et la FED n'a rien à cirer du plein emploi, même si cela fait partie de son mandat fiduciaire; elle n'a qu'une seule visée depuis Volker, c'est la lutte à l'inflation pour satisfaire non pas les Américains mais les Wall-Streeters.
a écrit le 19/11/2015 à 12:45 :
Pauvre Janet qui aimerait tant savoir quoi faire !
a écrit le 19/11/2015 à 11:30 :
L'économie francaise va s'écrouler.
a écrit le 19/11/2015 à 11:26 :
Bon,alors il va falloir relever le plafond de la dette tous les trois mois.
a écrit le 19/11/2015 à 10:58 :
Et la comédie continue ! Il n'y aura AUCUNE hausse des taux engagée par la FED, car ça reviendrait à se tirer une balle dans le pied après les milliards de dollars de QE (impression de monnaie papier sans valeur) qui ont été mis en circulation. Et sachant en plus que l'économie américaine est au plus mal, avec des statistiques manipulées chaque mois pour éviter l'affolement des marchés....
Réponse de le 19/11/2015 à 13:06 :
@cornelius et @Jojo474 : entièrement d'accord, j'attends avec impatience de savoir quelle excuse la FED va nous sortir au dernier moment pour ne pas augmenter ses taux !
a écrit le 19/11/2015 à 10:56 :
Ils pourront jamais relever les taux. Le simple fait que la FED n'ai pas relever les taux depuis 2008 (crise des subprimes) montre de manière absolument incroyable que notre système économique est littéralement MORT ! Depuis 2008, le taux d'intérêt est à 0 ! Si aujourd'hui, ils décident de remonter ces fameux taux : ils font sauter toute l'économie !

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