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Guerre en Ukraine: la Chine dément vouloir fournir des armes à la Russie

Photo de Agathe Perrier

latribune.fr

Publié le 20 février 2023 à 10:31 - Mis à jour le 18 décembre 2024 à 20:02

Le drapeau national chinois vu a pekin, en chine

« Ce sont les États-Unis et non la Chine qui envoient constamment des armes sur le champ de bataille », a déclaré Wang Wenbin, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

Thomas Peter

Le Quotidien Numérique

21 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
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Le gouvernement chinois nie envisager de fournir des armes à la Russie pour appuyer son offensive en Ukraine, en réponse aux propos du secrétaire d'État américain Antony Blinken ce week-end. L’UE a par ailleurs prévenu Pékin qu’il s’agirait d’une « ligne rouge ». Le porte-parole de la diplomatie chinoise, Wang Wenbin, a également insisté sur le fait que « la position de la Chine sur le dossier de l'Ukraine peut être résumée en une phrase, qui est d'encourager la paix et de promouvoir le dialogue ». De...

Déjà tendues, les relations entre Chine et États-Unis se sont encore crispées ce week-end. Pour rappel, le secrétaire américain Antony Blinken et son homologue chinois Wang Yi se sont rencontrés samedi soir à Munich en marge de la Conférence sur la sécurité. Un échange que la diplomatie américaine a qualifié de « franc et direct ». C'est le lendemain que le feu a été mis aux poudres, lorsque le chef de la diplomatie américaine a déclaré que la Chine envisageait de fournir des armes à la Russie.

« Nous avons parlé de la guerre menée par la Russie et des inquiétudes que nous avons quant au fait que la Chine envisage de fournir un soutien létal à la Russie », a indiqué dimanche 19 février Antony Blinker sur CBS. Interrogé sur ce que cela impliquerait concrètement, il a répondu : « Principalement des armes ». Rendant compte de l'entretien entre les deux responsables, le porte-parole du département d'État, Ned Price, a fait savoir qu'Antony Blinken a par ailleurs mis en garde Pékin contre les « implications et les conséquences » s'il s'avérait que la Chine apporte un « soutien matériel » à la Russie dans sa guerre en Ukraine ou l'aidait à échapper aux sanctions occidentales.

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Guerre en Ukraine : Pékin songe à envoyer des «armes» à la Russie, selon Washington

La vice-présidente américaine, Kamala Harris, présente à Munich samedi, avait elle aussi mis en question la neutralité affichée par la Chine. Les États-Unis sont « troublés par le fait que Pékin a approfondi ses relations avec Moscou depuis le début de la guerre », a-t-elle souligné. « Toute démarche de la Chine visant à fournir un soutien létal à la Russie ne ferait que récompenser l'agression, poursuivre les tueries et saper davantage un ordre fondé sur des règles », a prévenu la vice-présidente.

La Chine répond et se défend

Des propos auxquels a réagi le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. « Nous n'acceptons pas que les États-Unis pointent du doigt les relations entre la Chine et la Russie, et encore moins qu'ils exercent des pressions et des contraintes », a déclaré Wang Wenbin, accusant Washington de « propager de fausses informations ».

« Ce sont les États-Unis et non la Chine qui envoient constamment des armes sur le champ de bataille »,a ajouté le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.« Nous appelons les États-Unis à réfléchir sérieusement à leurs propres actions et faire davantage pour calmer la situation, promouvoir la paix et le dialogue, cesser de rejeter la faute sur les autres et propager de fausses informations ».

Wang Wenbin a également insisté sur le fait que « la position de la Chine sur le dossier de l'Ukraine peut être résumée en une phrase, qui est d'encourager la paix et de promouvoir le dialogue ».

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La livraison d'armes à la Russie par la Chine serait une « ligne rouge » pour l'UE, a prévenu ce lundi 19 février le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell. Il a expliqué l'avoir d'ailleurs indiqué à Wang Yi.

« Il m'a dit qu'ils n'allaient pas le faire, qu'ils n'avaient pas l'intention de le faire, mais nous resterons vigilants »,a-t-il déclaré à son arrivée pour une réunion avec les ministres des Affaires étrangères de l'UE.

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La France estime que le temps est venu de renouer ses liens avec la Chine

Énième friction dans un climat de tensions

Le 9 février dernier, ce sont des paroles tenues directement par le président américain qui avait provoqué la colère de Pékin. Joe Biden avait estimé que Xi Jinping rencontrait « d'énormes problèmes » notamment « une économie qui ne fonctionne pas très bien ». « Trouvez-moi un seul dirigeant mondial prêt à échanger sa place avec Xi Jinping... Moi je n'en trouve pas », avait-il asséné lors d'un entretien accordé à la chaîne PBS, relevant toutefois que le dirigeant chinois « avait aussi beaucoup de potentiel ».

Des propos qu'une porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères avait qualifié de « totalement irresponsables » considérant qu'ils « violent les règles de base de l'étiquette diplomatique ». « La Chine fait part de son vif mécontentement et de sa ferme opposition », avait-elle souligné lors d'une conférence de presse régulière.

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Ce, alors que les deux pays s'accusent mutuellement d'espionnage à la suite de l'épisode du ballon stratosphérique chinois abattu par les États-Unis le 4 février dernier. L'aéronef était selon eux porteur d'équipement de surveillance et faisait partie d'un vaste programme d'espionnage mondial de la Chine. La Chine a démenti avec véhémence et accusé les Américains d'envoyer des ballons dans son espace aérien. Ce que Washington a nié à son tour. Depuis, trois objets volants ont également été abattus en fin de semaine dernière. La Maison Blanche a toutefois reconnu pour l'instant n'avoir « pas d'indication » qu'ils soient d'origine chinoise ou aient eu des fonctions d'espionnage.

(avec AFP)

latribune.fr

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