Guerre en Ukraine: le 10e paquet de sanctions contre la Russie visera aussi des opérateurs iraniens
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Les etats-unis imposent des sanctions a l'iran apres une cyberattaque en albanie
FLORION GOGA
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Les etats-unis imposent des sanctions a l'iran apres une cyberattaque en albanie
FLORION GOGA
Attendu le 24 février prochain, qui marquera le premier anniversaire du début de la guerre en Ukraine, le 10e paquet de sanctions contre la Russie ne s'attaquera pas seulement à Moscou. En effet, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a indiqué ce mercredi 15 février que les mesures viseront aussi, « pour la première fois », des opérateurs iraniens. « Y compris ceux liés aux gardiens de la Révolution », à savoir une organisation paramilitaire de la république islamique d'Iran dépendant directement du chef de l'État iranien.
Devant le Parlement européen à Strasbourg, von der Leyen a expliqué ces mesures :
Et de préciser, pour justifier l'inclusion des opérateurs iraniens dans les sanctions :
La présidente de la Commission a par ailleurs salué les efforts réalisés par l'Ukraine, candidate à l'adhésion à l'Union européenne. « Poutine voulait tuer le rêve européen de l'Ukraine, aujourd'hui l'Ukraine se dirige vers l'Union européenne plus rapidement et plus résolument que jamais », considère-t-elle.
En visite à Bruxelles le 10 février, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a réitéré ce souhait de voir son pays, qui a obtenu en juin le statut de candidat à l'UE, entamer des négociations d'adhésion dès cette année.
Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a, lui, exhorté les Vingt-Sept à continuer et à « augmenter » l'aide militaire apportée à l'Ukraine.
Les membres de l'OTAN poursuivent justement ce mercredi à Bruxelles leurs discussions pour accélérer leurs livraisons d'armements et de munitions à l'Ukraine. Une réunion de deux jours du "groupe de Ramstein" se tient depuis hier.
Toutes les décisions sur les envois d'armements à l'Ukraine sont prises au sein de cette instance constituée et présidée par les États-Unis, à laquelle participent une cinquantaine de pays, et qui tient habituellement ses réunions sur la base américaine de Ramstein en Allemagne.
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Il a insisté sur l'artillerie, la défense antiaérienne et les blindés. Mais n'a pas cité les avions de combat dans les livraisons d'armements prévues, que l'Ukraine réclame afin de mieux résister à l'invasion russe.
Plusieurs annonces ont été faites mardi, notamment celle de la fourniture d'un système de défense antiaérienne Mamba (SAM-T) (photo ci-dessous), l'équivalent du Patriot, par la France et l'Italie. Une arme qui vaut 500 millions d'euros.

La France va également produire des obus de 155 mm avec l'Australie, et les blindés AMX-10 promis à l'Ukraine seront livrés dans les prochains jours.
Le Pentagone a annoncé, quant à lui, un contrat de 552 millions de dollars avec deux entreprises d'armement pour produire des obus de 155 mm pour Kiev. Les premières livraisons sont attendues en mars. L'Allemagne a fait état de la relance d'une ligne de production de munitions pour les chars de défense antiaérienne Gepard. Selon le quotidien Süddeutsche Zeitung, le premier contrat porte sur 300.000 munitions livrables à Kiev à partir de juillet.
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Le nombre de touristes en Russie en 2022 a chuté de 96,1% sous l'effet des sanctions internationales, ont rapporté les professionnels du secteur la semaine dernière. Selon l'Association des tour-opérateurs de Russie (ATOR), citant des chiffres des services des garde-frontières russes, seuls 200.100 touristes étrangers sont entrés en Russie l'an passé, soit plus de 25 fois moins par rapport au niveau pré-pandémie de 2019 quand ce chiffre avait atteint plus de 5 millions de personnes.
« Les raisons sont évidentes : l'espace aérien fermé entre la Russie et la grande majorité des pays européens, ainsi que l'impossibilité d'utiliser les cartes Visa et Mastercard émises par des banques étrangères en Russie », a noté ATOR dans un communiqué.
Le nombre de touristes étrangers en Russie en 2022 est même largement plus faible que les niveaux enregistrés en 2020 (335.800 personnes) et 2021 (288.300), deux années marquées par d'importantes restrictions de voyage dans le monde liées à la pandémie de Covid.
Selon les données des garde-frontières russes analysées par ATOR, les citoyens allemands, turcs et iraniens représentaient, dans cet ordre, les trois contingents de touristes les plus présents en Russie en 2022.
À titre d'indication, pour les Allemands, le chiffre annoncé de 25.400 touristes est 20 fois plus faible qu'en 2019 lorsque plus d'un demi-million de touristes allemands étaient entrés en Russie.
Premier groupe étranger dans le pays en 2019, les touristes chinois ont, eux, quasiment disparu, due à l'impossibilité de sortir de leur pays où des restrictions sanitaires draconiennes étaient en vigueur depuis les premiers mois de 2020 en raison du Covid.
(Avec AFP)
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