Intelligence artificielle : face à la Chine, Trump veut protéger l'avantage américain
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Donald Trump
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Le président américain Donald Trump a ordonné officiellement lundi 11 février à son administration de faire de l'intelligence artificielle une priorité, un domaine où la suprématie américaine pourrait être menacée par la Chine. Le décret présidentiel exige « que le gouvernement fédéral consacre toutes ses ressources » à aider l'innovation en matière d'intelligence artificielle (IA).
En revanche, le texte présidentiel ne détaille aucun montant ni aucune stratégie pour ce faire.
Il intervient dans un contexte de relations pour le moins tendues entre Washington et Pékin. Parmi leurs nombreux sujets de discorde figurent les technologies et notamment certains pans de l'intelligence artificielle, un domaine dans lequel la Chine investit énormément. Si Darrell West, à la tête du groupe de réflexion Brookings Institution's Center for Technology Innovation, comprend le moment choisi pour cette décision, il s'interroge sur cette initiative annoncée sans détails.
Même son de cloche pour le Center for Data Innovation : bonne idée, mais il faudrait aux Etats-Unis une stratégie globale, sur le libre-échange numérique, la réglementation de la collecte des données, etc.
La Maison Blanche a évoqué des pistes : davantage de ressources allouées à la recherche, des recommandations pour une réglementation, la promotion de l'IA dans l'éducation ou l'amélioration de la compétitivité des États-Unis. Son communiqué ne cite pas la Chine mais appelle à « protéger l'avantage (américain) dans l'IA et les technologies cruciales pour les intérêts liés à la sécurité nationale et à l'économie contre des concurrents stratégiques et adversaires étrangers ».
En France, le gouvernement et nombre d'experts placent beaucoup d'espoirs dans les capacités françaises en matière d'intelligence artificielle, et les consultants de McKinsey placent l'Hexagone dans le peloton européen, derrière des échappés comme le Royaume-Uni. « Les pays du Nord (Royaume-Uni, Suède, Finlande, Irlande) sont les plus en avance », ajoutent-ils, plaçant la France dans un deuxième groupe (sur quatre) qui comprend également l'Estonie, les Pays-Bas, le Danemark, l'Allemagne et l'Autriche.
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Selon eux, pour reprendre un peu de terrain sur les États-Unis et la Chine, il faudrait investir chaque année « 10 à 15 milliards de dollars » en Europe dans l'intelligence artificielle, contre les quatre ou cinq milliards qui sont aujourd'hui la norme.
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