Ce que prévoit le plan du gouvernement pour la recherche en intelligence artificielle

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La France compte investir dans l'intelligence artificielle afin de rester compétitif dans ce secteur face à la Chine et les Etats-Unis.
La France compte investir dans l'intelligence artificielle afin de rester compétitif dans ce secteur face à la Chine et les Etats-Unis. (Crédits : Pixabay / CC)
Embauche de doctorants, investissements dans des superordinateurs, créations de centres interdisciplinaires, coopération internationale : le gouvernement annonce, ce mercredi, sa stratégie nationale de recherche en intelligence artificielle qui prévoit au total 665 millions d'euros de dépenses dans ce domaine jusqu'en 2022.

La ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche Frédérique Vidal et le secrétaire d'Etat au numérique Mounir Mahjoubi présentent à Toulouse, ce mercredi après-midi, les grandes orientations de la stratégie nationale de recherche en intelligence artificielle qui prévoit au total 665 millions d'euros de dépenses jusqu'en 2022 alloué à ce domaine dans le budget de l'État.

Selon les grandes lignes du plan présenté par le gouvernement, l'Etat va notamment consacrer 200 millions d'euros aux « 3IA », des centres interdisciplinaires appelés à devenir les vaisseaux amiraux de la recherche française en intelligence artificielle. A ce titre, quatre pôles universitaires sont candidats (Paris, Toulouse, Grenoble et Nice) et le site retenu sera désigné au début du printemps 2019 précise le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Une centaine de millions d'euros supplémentaires viendront des entreprises, les 3IA ayant vocation à rapprocher recherche publique et privée.

Investissements dans l'humain et le matériel

Le gouvernement entend par ailleurs augmenter les financements de doctorants en intelligence artificielle. Il veut à terme doubler le flux annuel de ces doctorants, qui est actuellement d'environ 250, selon le ministère. Le gouvernement prévoit également une enveloppe de 115 millions d'euros pour investir dans les superordinateurs, dont la puissance de calcul est nécessaire pour que les chercheurs puissent mener à bien leurs recherches.

Le laboratoire Idris du CNRS à Saclay, en région parisienne, verra ainsi entrer en fonction en 2019 un nouveau superordinateur, dont une partie des capacités sera réservée à l'intelligence artificielle. La machine aura au total une capacité de calcul de 10 petaflops (soit 10 millions de milliards d'opérations par seconde). Le plan présenté par le gouvernement prévoit également 115 millions d'euros pour les coopérations, notamment avec l'Allemagne, et 100 millions d'euros pour les « Grands défis », des programmes de recherche ciblés.

Rivaliser avec la Chine et les Etats-Unis

« L'ambition de la France est claire, il s'agit de faire en sorte, avec l'Allemagne que l'Union européenne soit capable de rivaliser avec la Chine et les Etats-Unis », en matière d'intelligence artificielle, explique-t-on au ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Grâce notamment à sa forte tradition de recherche mathématique, la France est l'un des pays en pointe dans la recherche en intelligence artificielle.

Plusieurs grands noms de la technologie mondiale sont en train d'installer ou de renforcer des équipes de recherche en intelligence artificielle en France, à l'image de Google, Samsung, IBM, Fujitsu, DeepMind ou Facebook.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 28/11/2018 à 14:05 :
C'est évident ! Lorsque l'on parle d'intelligence, en france, elle ne peut être qu'artificielle et certainement pas humain. Il suffit de voir le niveau déplorable de l'enseignement à tous les niveaux ainsi que le pitoyable niveau intellectuel moyen des français pour se rendre compte que "intelligence" et "français" sont totalement incompatibles.
a écrit le 28/11/2018 à 11:20 :
la france est 25 eme au pisa en maths
( derriere les pays du tiers monde)
il est interdit de savoir compter, car ca stigmatise ceux qui n'en n'ont pas la chance de savoir, ce qui est elitiste, comme le grec ou l'allemand.....
alors apres, faire des pseudos plans pour des gens qui vont devoir calculer des derivees partielles a gogo, et faire des reseaux convolutifs ou longs/courts, ca fait sourire....

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