Iran : la BPI va verser 500 millions d'euros par an aux entreprises françaises

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BpiFrance va ainsi distribuer aux entreprises françaises des crédits acheteurs qui pourront atteindre jusqu'à 500 millions d'euros par an pour leur activité en Iran.
BpiFrance va ainsi distribuer aux entreprises françaises "des crédits acheteurs qui pourront atteindre jusqu'à 500 millions d'euros par an" pour leur activité en Iran. (Crédits : Charles Platiau)
L'Iran sera-t-il le nouvel eldorado des entreprises françaises ? La BPI va en tout cas mettre en place une grande politique d'aide à l'investissement dans ce pays dès 2018.

La banque publique d'investissement BpiFrance va aider les entreprises françaises à s'implanter en Iran en leur accordant jusqu'à un demi-milliard d'euros de crédits par an dès 2018, l'institution ne risquant pas de sanctions américaines pour rupture d'embargo, a affirmé son directeur général.

BpiFrance va ainsi distribuer aux groupes de l'Hexagone "des crédits acheteurs qui pourront atteindre jusqu'à 500 millions d'euros par an" pour leur activité dans ce pays, a déclaré Nicolas Dufourcq dans un entretien au Journal du dimanche (JDD).

"Sauf cas de force majeure, nous serons à leurs côtés début 2018" dit-il, précisant: "Nous sommes la seule banque française à pouvoir le faire sans encourir de sanctions américaines pour violation des règles d'embargo toujours en vigueur".

"Toutes les grandes entreprises sont sur la ligne de départ", affirme le dirigeant de la banque publique qui publie ses résultats semestriels lundi.

Interrogé sur ces derniers, M. Dufourcq indique: "Nos nouveaux crédits à l'investissement ont augmenté de près de 20% (...) et nos investissements en capital ont doublé, notamment dans la tech et les fonds d'investissement partenaires".

Au premier semestre, BpiFrance a par ailleurs "accueilli l'activité assurance export de la Coface". "L'assurance crédit a crû de 67% au cours des six derniers mois. Nos actionnaires recevront des dividendes supérieurs à l'an dernier", précise le directeur général de BpiFrance.

Le spectre des sanctions américaines

Les grandes banques internationales refusaient jusqu'ici de travailler avec l'Iran, par crainte des sanctions américaines, malgré l'entrée en vigueur en janvier 2016, de l'accord nucléaire qui a permis la levée partielle des sanctions internationales.

Mais l'Iran a récemment signé un premier crédit-cadre avec une banque européenne, l'autrichienne Oberbank, pour un milliard d'euros et a obtenu deux lignes de crédit, l'une de 8 milliards d'euros auprès de la sud-coréenne Exim Bank, l'autre de 10 milliards de dollars auprès de la chinoise CITIC Bank.

Très hostile à l'accord nucléaire, le président américain Donald Trump doit notifier au Congrès le 15 octobre, si Téhéran respecte ses engagements. S'il annonce que ce n'est pas le cas, alors le Congrès pourra réimposer les sanctions contre le pays.

Lire aussi : Trump confirme avec réticence l'accord sur le nucléaire iranien

 (avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 25/09/2017 à 10:45 :
C'est bien pourquoi les américains sont en train de torpiller les relations avec l'Iran, de façon à recréer un embargo pour les exportations européennes. Mais quand l'UE va-t-il enfin s'affranchir des contraintes américaines pour reprendre son indépendance militaire et économique ?
a écrit le 24/09/2017 à 19:23 :
Penser aussi à une GRANDE ALLIANCE CULTURELLE TOURISTIQUE, UNIVERSITAIRE ET DE RECHERCHE, entre Français et Persans.
Réponse de le 25/09/2017 à 12:37 :
@Adrienne: sans oublier l'agriculture avec les tomates farsi :-)
a écrit le 24/09/2017 à 19:17 :
La France, Grandes, P.M.E et ETI doit foncer sur ce marché si porteur et une société beaucoup plus libre, ET TRES INSTRUITE, et ne pas se faire doubler par les autres Eu, ni intimider par U.S.A
a écrit le 24/09/2017 à 17:05 :
Pourquoi ce sont les contribuables français qui doivent subventionner les multinationales françaises pour s'instraller en Iran? Ces entreprises en ont assez de moyen pour le faire.
Réponse de le 24/09/2017 à 18:46 :
Bonsoir, c est peut être justement pour qu il n y ait pas seulement nos grandes multinationales mais aussi nos PME et ETI qui verront ainsi leurs risques limités.
Réponse de le 25/09/2017 à 13:34 :
Subvention? Il me semblait qu'il était question de prêts. Vous pensez que le journaliste a fait une erreur dans son article?
a écrit le 24/09/2017 à 12:43 :
Il y en a marre de voir les USa faire la pluie et le beau temps sur les finances mondiales. Si les USa ne souhaite plus faire partie de l'accord Iranien et bien pis pour eux. Mais que cela n’empêche pas les autres pays comme la France d’investir dans ce pays sans redouter de possible sanction des USa. Il faut que l'Europe fasse front commun contre les Usa dans ce domaine.
a écrit le 24/09/2017 à 12:42 :
Il y en a marre de vois les USa faire la pluie et le beau temps sur les finances mondiales. Si les USa ne souhaite plus faire partie de l'accord Iranien et bien pis pour eux. Mais que cela n’empêche pas les autres pays comme la France d’investir dans ce pays sans redouter de possible sanction des USa. Il faut que l'Europe fasse front commun contre les Usa dans ce domaine.

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