"L'économie américaine est proche du plein emploi" (vice-président de la Fed)

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Le marché du travail reste solide aux Etats-Unis et la croissance devrait accélérer au deuxième semestre, a déclaré dimanche le vice-président de la Réserve fédérale (Fed) Stanley Fischer, laissant ainsi la porte ouverte à une hausse modérée des taux en fin d'année.
"Je considère l'économie américaine proche du plein emploi avec encore un peu de marge d'amélioration", a-t-il dit lors d'une réunion du G30, un laboratoire d'idées de Washington qui regroupe des personnalités du monde de la finance et des universitaires, en marge de l'assemblée générale du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale.
La session était fermée à la presse mais le texte de son discours a été rendu public par la Fed avant qu'il ne le prononce.
"Compte tenu des gains solides de l'emploi et du revenu des ménages et d'un moral des ménages au beau fixe, les dépenses de consommation devraient continuer de soutenir la croissance au deuxième semestre", ajoute-t-il.
Il a toutefois noté que la productivité restait un sujet de préoccupation. "La productivité a reculé d'un 1/2 pourcent sur les quatre derniers trimestres et n'a augmenté que d'un 1/4 de pourcent par an en moyenne depuis 2011", a-t-il rappelé. "Si l'amélioration du marché de l'emploi a conduit à une augmentation des revenus des ménages ces dernières années, la clé de l'amélioration du niveau de vie réside dans un regain de la croissance de la productivité à des niveaux plus normaux de l'ordre de 1,5% par an", a estimé Stanley Fischer.
Le vice-président de la Fed a prévu dimanche des hausses modérées des taux d'intérêt aux Etats-Unis à l'avenir,
Les taux d'intérêt américains se situent actuellement, et depuis décembre dernier, entre 0,25 et 0,50% et le Comité de politique monétaire de la Fed (FOMC) a décidé de ne pas les remonter lors de sa plus récente réunion en septembre.
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Il a rappelé que les prévisions moyennes actuelles des membres de la Fed (Dot plot) tablaient sur des fonds fédéraux à 1,1% à la fin 2017, 1,9% à la fin 2018 et 2,6% à la fin 2019.
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"Mais, comme nous l'avons souligné déjà dans le passé, la politique monétaire n'est pas sur une trajectoire préétablie. Les perspectives économiques sont par définition incertaines et notre détermination de l'évolution appropriée des fonds fédéraux changera en fonction de l'évolution de l'économie et des risques", a-t-il souligné.
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