La France et l'Iran vont coopérer sur le nucléaire civil

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En 2005, la France avait été désignée pour accueillir le réacteur expérimental ITER, dont la maquette est ici présentée.
En 2005, la France avait été désignée pour accueillir le réacteur expérimental ITER, dont la maquette est ici présentée. (Crédits : Reuters)
Les deux pays vont travailler sur le projet ITER, un réacteur de recherche civil sur la fusion nucléaire, un an après la levée des sanctions contre l'Iran.

L'Iran reprend sa marche en avant dans le nucléaire civil. L'Organisation iranienne de l'énergie atomique annonce ce mardi que la France et Téhéran vont coopérer sur le projet international de réacteur nucléaire baptisé ITER.

Cette annonce intervient un an après la conclusion des accords de Vienne. Les grandes puissances avaient accepté de lever leur embargo et les sanctions économiques contre l'Iran: en échange, le pays s'engageait à limiter son programme nucléaire au secteur civil.

Passer de la fission à la fusion

D'après deux agences iraniennes citées par l'AFP, une délégation s'est rendue les 30 juin et 1er juillet dans le sud de la France, sur le site du projet ITER. Celui-ci à pour but "de faire la démonstration scientifique et technique qu'il est possible d'utiliser la fusion pour produire de l'énergie". Jusqu'à présent, les réacteurs nucléaires sont en effet basés sur le principe de la fission. Les promoteurs de la fusion mettent en avant l'efficacité énergétique du procédé et le nombre réduit de déchets radioactifs par rapport au procédé de fission.

Selon un porte-parole du ministère des Affaires étrangères, "la France soutient la mise en œuvre entière et rigoureuse de l'accord conclu le 14 juillet 2015 à Vienne. Cet accord permet le développement de la coopération nucléaire civile avec l'Iran". L'Iran rejoint donc les autres partenaires du projet ITER :  l'UE, la Russie, le Japon, les États-Unis, la Chine, la Corée du Sud et l'Inde.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 13/07/2016 à 19:10 :
Nos amis iraniens ne se souviennent donc pas de l'affaire Eurodif ? Ils n'ont toujours pas de bons conseillers physiciens à Téhéran : ITER est un projet vraiment mal choisi pour des investissements d'avenir ! Mais cela résulte sans doute d'une négociation internationale à très haut niveau...

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