La pandémie pourrait détruire 245 millions d'emplois dans le monde

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(Crédits : Reuters)
La pandémie a eu un impact "catastrophique" et bien plus grave sur l'emploi que prévu, a mis en garde mercredi Guy Ryder, le patron de l'Organisation internationale du travail. "De nombreux pays ont toujours du mal à contrôler la pandémie", a noté M. Ryder au cours d'une conférence de presse.

La pandémie continue de faire des ravages sur le marché du travail. Selon la dernière livraison de l'Organisation internationale du travail (OIT) publiée mercredi 23 septembre, les revenus du travail à l'échelle globale ont baissé de 10,7% pendant les trois premiers trimestres de l'année. Cette perte sèche devrait se traduire par un accroissement de la pauvreté au travail alors que des populations entières subissent déjà de plein fouet les conséquences économiques et sanitaires de la pandémie. La résurgence de cette maladie infectieuse et la multiplication des foyers de contamination ont obligé les statisticiens de l'institution internationale basée à Genève à revoir leurs perspectives.

245 millions d'emplois détruits

Les dernières projections de l'OIT pour les trois derniers mois de l'année prévoient désormais une baisse globale des heures travaillées de 8,6% par rapport à la même période de l'année précédente. C'est à comparer à la diminution de 4,9% que prévoyait l'organisation onusienne lors de ses dernières prévisions en juin. Cette nouvelle estimation correspond à la perte de 245 millions d'emplois à temps plein, un peu moins du double des 140 millions estimés en juin.

"Il est très clair qu'il y a un lien intime entre notre performance en matière de santé et notre performance socio-économique", a souligné M. Ryder, mettant en garde ceux qui opposent les deux.

Situation alarmante dans les pays émergents

L'OIT souligne aussi que "l'une des raisons qui explique ces augmentations estimées des pertes en heures travaillées réside dans le fait que, dans les pays en développement et dans les pays émergents, les travailleurs ont été beaucoup plus touchés que par les crises précédentes, notamment les personnes évoluant dans l'économie informelle".

Sur les neuf premiers mois de l'année, l'OIT estime que le montant total des revenus du travail a baissé de 10,7% soit l'équivalent de 3.500 milliards de dollars si on compare à la période janvier-septembre 2019, hors mesures de soutien aux revenus mises en place par les gouvernements.

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Commentaires
a écrit le 26/09/2020 à 18:42 :
Sur combien ?
a écrit le 25/09/2020 à 7:04 :
"La pandémie pourrait détruire 245 millions d'emplois dans le monde" :
Non, la pandémie détruit très peu d'emplois.
Ce qui détruit les emplois, ce sont les mesures sanitaires de confinement, de distanciation sociale.
Encore une fois, les médias font un amalgame.
a écrit le 24/09/2020 à 20:24 :
Ce n'est pas la pandémie qui détruit les emplois, c'est la panique des dirigeants et l'hystérie des masses alimentée par les médias
a écrit le 24/09/2020 à 17:06 :
Travail déjà largement menacé par la numérisation, la robotique et internet ! Et déjà que nos dirigeants ne voyaient pas de problème à cette fin acté d'une partie des emplois salariés ou non...

Vous pensez qu'ils vont le voir là ? Quand on entend toujours les mêmes hurler qu'il faut baisser les salaires et augmenter la durée du travail ou au moins un de deux (stratégie sémantique classique, on demande l'impossible et ensuite on demande "seulement" la moitié de l'impossible qui est de ce fait bien plus facile à imposer), on peut douter.

Il faudrait travailler moins et mieux, plus (+) de fonctionnaires parce que nécessité de travail là où le rendement économique n'est pas possible mais à la grec antique, à savoir aucun droit d'appartenance à une communauté quelconque allant d'un parti politique à un syndicat en passant par une religion tout en leur interdisant le droit de vote et avec augmentation de salaires pour compenser mais que leur seule et unique motivation soit l’État et non l'intérêt d'autres n'ayant aucun intérêt au bien commun.

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