Le bitcoin dépasse le seuil historique des 100.000 dollars
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Donald Trump promet désormais de faire des États-Unis « la capitale mondiale du bitcoin et des cryptomonnaies ».
Dado Ruvic
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Donald Trump promet désormais de faire des États-Unis « la capitale mondiale du bitcoin et des cryptomonnaies ».
Dado Ruvic
[Article publié le jeudi 05 décembre 2024 à 07h17 et mis à jour à 12h35] Oscillant autour de 69.000 dollars le 5 novembre, jour de l'élection présidentielle, le bitcoin a enregistré une progression de 46 % en moins de 30 jours. Vers 12h25 (heure de Paris), la plus importante cryptomonnaie par la capitalisation s'échangeait à 102.449,3254 dollars. Et ce, après avoir grimpé dans la nuit à un nouveau record de 103.800,45 dollars. L'ascension fulgurante, inimaginable il y a 16 ans lors de la création du bitcoin, crédibilise davantage le secteur des actifs numériques, longtemps critiqué pour sa volatilité et son opacité.
Après avoir qualifié les cryptomonnaies d'« escroquerie » durant son premier mandat, Donald Trump a radicalement changé de position pendant sa campagne, en partie financée par des acteurs du secteur. Il promet désormais de faire des États-Unis « la capitale mondiale du bitcoin et des cryptomonnaies ».
La nomination annoncée de Paul Atkins par Trump à la tête de la SEC (Securities and Exchange Commission) a ainsi électrisé le marché. Cet avocat républicain est un fervent défenseur d'une régulation souple des actifs numériques. La simple perspective de ce changement a fait bondir le bitcoin de 8% dans la nuit de mercredi à jeudi.
Paul Atkins, qui succédera à Gary Gensler, avait critiqué la posture répressive de son prédécesseur, accusant la SEC de détourner les entrepreneurs du marché américain. Donald Trump a salué cette nomination sur sa plateforme Truth Social : « Paul Atkins reconnaît que les actifs numériques sont cruciaux pour rendre l'Amérique encore plus grande qu'elle ne l'a jamais été ».
Au-delà de la SEC, les spéculations vont bon train sur les ambitions de Donald Trump. L'éventualité de la création d'un ministère dédié aux cryptomonnaies a alimenté l'engouement. Certains évoquent même une réserve stratégique de bitcoins, constituée à partir des jetons saisis par la justice, qui renforcerait la légitimité de cette devise aux yeux des autres nations.
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De nombreuses cryptomonnaies et sociétés du secteur ont vu leur cours exploser après l'élection américaine, à l'instar du fournisseur de services Bitcoin MicroStrategy et de la plateforme d'échanges Coinbase. Le dogecoin, crypto créée initialement pour plaisanter, et dont Elon Musk s'est entiché à partir de 2019, a aussi surfé sur la vague. Deux nouveaux produits de placement (ETF), l'un suivant la performance du bitcoin, l'autre celle de l'éther, la deuxième principale cryptomonnaie, ont également attiré des dizaines de milliards cette année, contribuant à l'envolée du cours.
Le bitcoin est né, lui, en 2008 d'un rêve libertarien : échapper au contrôle des institutions financières en s'appuyant sur une technologie (« blockchain ») qui permet d'enregistrer de manière décentralisée et infalsifiable les transactions grâce à un réseau d'ordinateurs dans le monde entier.
Mais malgré son ascension spectaculaire, le bitcoin reste une monnaie controversée. Il est souvent critiqué pour son rôle dans le blanchiment d'argent et les attaques par rançongiciels. Selon Chainalysis, ces pratiques ont généré 460 millions de dollars au premier semestre 2024, soit une hausse de 2% sur un an.
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Il est aujourd'hui en quête de respectabilité. Le Salvador a été en 2021 le premier pays à l'adopter comme monnaie légale, sans convaincre la population, suivi par la Centrafrique. Certains commerçants l'acceptent comme moyen de paiement, comme l'a fait Elon Musk pour ses voitures Tesla avant de faire volte-face.
(Avec AFP)
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