Pourquoi l'Allemagne se lance dans le minage de bitcoins

Maxime Heuze
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Oliver Nyderle responsable du développement des solutions crypto chez Deutsche Telekom.
Gerd Altmann via Pixabay

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Oliver Nyderle responsable du développement des solutions crypto chez Deutsche Telekom.
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Depuis septembre, le plus gros opérateur télécom d'Allemagne participe à un projet de production de cryptomonnaies à partir de surplus d'énergies renouvelables dans l'Union européenne. Un modèle qui permet, selon le responsable du développement des solutions crypto chez Deutsche Telekom, de rendre le Bitcoin moins énergivore, alors que ce dernier consomme plus d'électricité que les Pays-Bas (171 Térawattheure sur un an, selon l'index de consommation d'électricité du Bitcoin). Des doutes persistent cependant sur la rentabilité et la viabilité du minage sur le sol européen.
LA TRIBUNE - D'où est venue l'idée de ce projet?
OLIVER NYDERLE - Nous souhaitons soutenir des méthodes
intelligentes et innovantes pour stabiliser le réseau électrique. En Allemagne, plus de 50% de l'énergie provient de sources d'énergie renouvelable. Or, cela entraîne la nécessité d'absorber les pics de surproduction du réseau électrique, en particulier avec l'énergie photovoltaïque et éolienne. C'est un défi pour les réseaux énergétiques.
De l'autre côté, la production de bitcoins est très énergivore puisque le réseau valide des transactions en mettant en compétition des acteurs qui vont devoir réaliser des calculs le plus rapidement possible avec leurs ordinateurs et gagner des crypto-actifs en cas de victoire. L'idée est donc de faire appel à des mineurs pour consommer le surplus d'énergie ce qui stabilise le réseau tout en générant des actifs numériques.
Avec cette solution, nous donnons également aux petits et moyens
fournisseurs d'énergie une chance - au lieu de gaspiller leur surplus inutilisé - de le vendre à un prix fixe.
Quel est votre rôle dans ce projet, et quels sont vos objectifs?
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Il y a quatre acteurs dans ce projet débuté en septembre. D'abord l'entreprise Metis Solutions qui va fournir les mineurs. Riva Engineering, un industriel qui va vendre son surplus d'énergie produit par ses propres panneaux solaires et héberger les mineurs sur son site de Backnang dans le sud de l'Allemagne. Il y a ensuite la banque Metzler puis Deutsche Telekom qui s'occupe de la partie technique et fournit l'infrastructure du réseau pour une durée de 18 mois.
Maxime Heuze