Les cinq points à retenir du discours de Barack Obama

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Barack Obama a notamment exhorté ses concitoyens à ne pas céder à la panique, face aux turbulences économiques comme à la menace du groupe Etat islamique qu'il a appelé à ne pas surestimer.
Barack Obama a notamment exhorté ses concitoyens à ne pas céder à la panique, face aux turbulences économiques comme à la menace du groupe Etat islamique qu'il a appelé à ne pas surestimer. (Crédits : Reuters)
Le 44e président des Etats-Unis a prononcé mardi soir son discours sur l'état de l'Union, le dernier de sa mandature. La Tribune vous en résume les principales lignes.

Déterminé à marquer sa différence avec les républicains qui espèrent lui succéder à la Maison Blanche en 2017, le président démocrate, dans son dernier discours sur l'état de l'Union, a invité ses concitoyens à accompagner les "extraordinaires changements" en cours.

Les déclarations du groupe EI "font le jeu" des jihadistes

Barack Obama a notamment pointé du doigt les déclarations excessives à propos de l'organisation Etat islamique (EI), selon lesquelles le monde serait engagé dans "la Troisième Guerre mondiale", déclarations qui, selon le président américain, "font le jeu" des jihadistes.

Pour enfoncer le clou, il ajoutait:

"Si vous doutez de l'engagement de l'Amérique -- ou du mien -- pour que justice soit faite, demandez à Oussama Ben Laden !"

Un déclin économique est une pure fiction

Par ailleurs, Barack Obama a estimé qu'évoquer le déclin de l'économie américaine relevait d'"une fiction politique", en référence à peine voilée aux déclarations alarmistes du milliardaire Donald Trump.

Garder le cap de la politique migratoire

Evoquant les bouleversements profonds qui ont touché les Etats-Unis au cours de l'histoire - avec en particulier des vagues d'immigrations successives -, il a appelé à garder le cap:

"A chaque fois, certains nous disaient d'avoir peur de l'avenir. (...) A chaque fois, nous avons vaincu ces peurs."

Début décembre, la Maison Blanche a dénoncé des propos "cyniques" et "destructeurs" de Donald Trump après sa proposition visant, sur fond de craintes d'attentats jihadistes, à interdire temporairement l'entrée des Etats-Unis aux musulmans.

Des "découvertes médicales fantastiques"

Les bouleversements en cours sont chargés de promesses, telles que "des découvertes médicales fantastiques", a encore souligné Barack Obama, avant d'annoncer un "nouvel effort national" contre le cancer. Et de citer le vice-président, Joe Biden, selon lequel

"l'Amérique pourrait soigner le cancer comme elle a su conquérir la Lune".

Cuba: lever l'embargo américain

Enfin, mettant en avant le chemin parcouru depuis l'annonce il y a un an du rapprochement avec Cuba, il a nouvelle fois appelé le Congrès à lever l'embargo économique américain.

"Cinquante ans passés à isoler Cuba n'ont pas réussi à promouvoir la démocratie et nous ont fait reculer en Amérique latine. Vous voulez renforcer notre leadership et notre crédibilité sur le continent? Admettez que la Guerre froide est finie. Levez l'embargo !"

Quant à Guantanamo, le président a aussi replacé au premier plan une ancienne promesse de campagne sur laquelle il a jusqu'ici échoué: fermer la prison qui avait été ouverte après les attentats du 11 septembre 2001. Et de lancer, sous les applaudissements :

"Elle coûte cher, elle est inutile, et elle n'est qu'un tract de recrutement pour nos ennemis."

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 13/01/2016 à 15:26 :
le discours du président Obama devant les chambres a une importance capitale puisqu il a brossé les maux dont souffre l Amérique avec des républicains attachés aux valeurs des anciennes Amériques et les démocrates veulent réellement amener ouvrir les Amériques au reste du monde il est très difficile de gouverner ces derniers si l un de blogue ne cède pas au profit de l'autre

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