Les réservistes, espoir d’Israël
Pauline Delassus
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Un réserviste israélien dans un camp militaire près de Beer-Sheva, en Israël, le 9 octobre.
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Un réserviste israélien dans un camp militaire près de Beer-Sheva, en Israël, le 9 octobre.
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Tomer est aux portes de Gaza. Sa mère ne sait pas exactement où. Il ne peut rien lui dire et elle ne veut pas savoir. Peu après son départ de la maison, il lui a écrit : « T'inquiète pas maman, tout va bien. » Étudiant en informatique, à 24 ans il est aussi réserviste dans une unité combattante de Tsahal. Ses deux frères, Niv et Sagui, 29 et 26 ans, ont eux aussi été appelés à rejoindre leur base, formés comme leur cadet aux affrontements en première ligne.
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Quand les sirènes ont retenti samedi 7 octobre à l'aube, ils dormaient chez leurs parents, dans la petite ville de Gan Yavné. En écoutant les informations, le récit glaçant des attaques du Hamas, les trois frères ont immédiatement compris : leur absence sera longue. « Ils n'ont pas hésité une seconde, relate fièrement Hélène, leur mère, une Franco-Israélienne de 56 ans employée à l'Institut français de Tel-Aviv. C'est une question de survie pour notre pays, pour notre peuple. » Au moment des au revoir, elle a vu l'angoisse dans les yeux de son aîné, jeune père envoyé dans le nord du pays, laissant derrière lui une petite fille de 7 mois. Le second se trouve en Cisjordanie « qui peut s'enflammer à tout moment », redoute Hélène. « J'ai les yeux et le cœur tournés vers eux nonstop. » Sa voix, assurée, se brise parfois. Ariel, son mari, cadre chez Coca-Cola, a été combattant, envoyé à Gaza en 2013. Il sait ce que vivent ses fils aujourd'hui. Mais note une différence : « L'atrocité du 7 octobre ne doit plus jamais se reproduire. Et pour cela, l'engagement de mes garçons est sans limites. »
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