Menaces sur le voyage d'Emmanuel Macron à Kiev
François Clemenceau
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Vladimir Poutine en hélicoptère au-dessus de la région de Mourmansk, le 20 juin 2023.
© ALEXANDER KAZAKOV/TASS/ABACA
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Vladimir Poutine en hélicoptère au-dessus de la région de Mourmansk, le 20 juin 2023.
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Dans la note
conjointe des services de renseignement français envoyée à l'Élysée la semaine dernière concernant les activités de la Russie contre la France et ses alliés, le mot « augmentation » revient à chaque paragraphe. Augmentation des menaces, des attaques, des agressions. La France ne communiquerait publiquement qu'un vingtième des faits recensés par Viginum, ce service de l'État consacré à la lutte contre les ingérences étrangères numériques. La DGSI insiste sur l'objectif des Russes consistant à
« polariser le débat national »
. À l'approche des élections européennes et des Jeux olympiques, personne au sommet de
l'État ne veut céder à la paranoïa, mais chaque tentative de harcèlement est prise au sérieux. Si l'on y ajoute les pressions militaires russes sur l'appareil de défense français,
« dangereuses et escalatoires »- une centaine depuis janvier 2023 -, qui peut encore dire que la Russie cherche à temporiser ?
François Clemenceau