Guerre en Ukraine : Biden veut faire « payer le prix de la mort et de la destruction » à Poutine
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Washington a averti que des sanctions continueront d'être imposées « aux personnes, où qu'elles se trouvent ».
KEVIN LAMARQUE
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Washington a averti que des sanctions continueront d'être imposées « aux personnes, où qu'elles se trouvent ».
KEVIN LAMARQUE
Pluie de sanctions américaines à l'égard de la Russie mais cette fois-ci, avec un changement de ton dans les termes choisis. Joe Biden a annoncé, ce vendredi, la plus importante salve de sanctions américaines depuis le début de l'invasion de l'Ukraine il y a deux ans. Ainsi, plus de 500 personnes et organisations de différents pays sont visées.
Des sanctions qui interviennent également en réponse à la mort de l'opposant Alexeï Navalny. En effet, trois responsables russes font partie des personnes ciblées par les Etats-Unis, pour leur implication dans ce décès, a annoncé le département d'Etat.
Dans le détail, ces sanctions visent principalement le « secteur financier russe, l'industrie de défense, les réseaux d'approvisionnement et les auteurs de contournement des sanctions, à travers plusieurs continents ». Le Trésor et le département d'Etat ont ciblé plus de 500 individus et organisations dans respectivement 11 et 26 pays (dont la Chine et l'Allemagne), bloquant leurs avoirs aux Etats-Unis et restreignant leur accès aux visas. Par ailleurs, le département du Commerce a ajouté 93 entreprises à sa liste noire. Cela porte donc à plus de 4.000 le nombre d'entités visées par les sanctions américaines depuis le début de la guerre.
L'objectif de ces sanctions : limiter les ressources financières dont dispose le gouvernement russe pour financer la guerre contre l'Ukraine. Et parmi les organisations pointées du doigt, Washington en a ciblé une toute particulière : le système russe de paiement Mir.
Développées en 2015 face aux sanctions des Occidentaux après l'annexion de la Crimée en 2014, les cartes Mir - terme qui signifie « monde » et « paix » en russe - permettent aux Russes d'effectuer des règlements et de retirer de l'argent dans certains pays étranger.
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Washington a ainsi averti que des sanctions continueront d'être imposées « aux personnes, où qu'elles se trouvent, qui permettent à la Russie de se reconnecter aux marchés financiers mondiaux en utilisant des canaux illicites ».
Les sanctions et annonces se sont multipliées au sein des pays occidentaux à l'approche du deuxième anniversaire de l'invasion de l'Ukraine. Les pays de l'UE se sont ainsi mis d'accord sur un 13e paquet de sanctions, tandis que le Royaume-Uni a pris des mesures contre plus de 50 personnalités et entreprises, et annoncé de nouvelles livraisons de missiles aux Ukrainiens.
Le président français Emmanuel Macron, lui, organise lundi à Paris une réunion de soutien à l'Ukraine avec plusieurs chefs d'Etat et de gouvernement ou leurs représentants ministériels.
Pourtant, l'économie russe a l'air de résister. Car malgré les sanctions, le PIB russe a augmenté de 3,6% en 2023 d'après l'Institut statistique Rosstata. La croissance devrait même être meilleure que celle de l'Europe. Ainsi, d'après les prévisions du Fonds monétaire international, la Russie devrait enregistrer une croissance de 2,6% en 2024, alors que celle de la zone euro devrait à peine dépasser les 1%.
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Et, si l'administration Biden assure régulièrement l'Ukraine de son soutien, une aide militaire américaine de 60 milliards de dollars est néanmoins bloquée au Congrès, en raison de l'opposition de Donald Trump, dont nombre de lieutenants siègent à la Chambre des représentants. Joe Biden a appelé les parlementaires à approuver ce financement au plus vite, « avant qu'il ne soit trop tard », martelant que « c'est le moment de prouver que les Etats-Unis s'engagent pour la liberté et ne se soumettent à personne ».
(Avec AFP)
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