Migrants clandestins aux Etats-Unis : les premiers avions ont atterri au Guatemala et au Mexique
latribune.fr
Donald Trump s'est engagé à une vaste offensive contre les migrants clandestins et il a entamé son second mandat lundi avec une série de décrets destinés à enrayer leur afflux aux Etats-Unis.
Jose Luis Gonzalez
Migrants clandestins aux Etats-Unis : les premiers avions ont atterri au Guatemala et au Mexique
Deux avions militaires et un avion privé ont atterri au Guatemala vendredi tandis que quatre autres transportant des migrants expulsés sont partis pour le Mexique.
Un total de 265 migrants expulsés des États-Unis ont atterri vendredi au Guatemala, selon les autorités locales, après que le président Donald Trump a promis une « opération d'expulsions » de masse pour réprimer l'immigration illégale. Selon la Maison Blanche, quatre avions transportant des migrants expulsés sont en outre partis pour le Mexique, ce que n'a pas confirmé Mexico. Deux avions militaires et un avion privé ont atterri au Guatemala vendredi, selon plusieurs sources. Une premier vol transportant 80 Guatémaltèques (31 femmes, 48 hommes et un adolescent) est arrivé, a indiqué l'Institut guatémaltèque des migrations vendredi. Un deuxième vol a suivi transportant 17 hommes et 63 femmes. Un troisième vol privé a rapatrié 11 femmes, 89 hommes et cinq mineurs.
« Nous pouvons confirmer que cette nuit deux avions du ministère de la Défense ont effectué des vols de rapatriement des États-Unis vers le Guatemala », a confirmé à l'AFP une source au Pentagone.
Le gouvernement guatémaltèque n'a pas confirmé si le groupe comprenait quelques-uns des 538 « migrants criminels illégaux » arrêtés, ou si ces ressortissants guatémaltèques faisaient partie des « centaines » que la Maison Blanche a dit jeudi soir avoir expulsés. « Ce sont des vols post-investiture Trump », a sobrement déclaré à l'AFP un responsable de la vice-présidence du Guatemala.
Vaste offensive contre les migrants clandestins
Donald Trump s'était engagé à une vaste offensive contre les migrants clandestins durant sa campagne et il a entamé son second mandat lundi avec une série de décrets destinés à enrayer leur afflux aux Etats-Unis. Il a ainsi déclaré « un état d'urgence nationale » à la frontière sud, avec le Mexique, et a annoncé le déploiement de troupes tout en promettant l'expulsion des « étrangers criminels ». La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, s'est félicitée que « le Mexique a accepté hier (jeudi, NDLR) un nombre record de quatre vols d'expulsion en une journée ! », dans un message sur X.
Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères mexicain a souligné qu'« accepter toujours l'arrivée de Mexicaines et de Mexicains sur notre territoire à bras ouverts ». Le gouvernement mexicain n'a cependant confirmé de ni l'arrivée de vols ni un accord pour recevoir un nombre défini d'avions transportant des personnes expulsées alors que des médias américains ont rapporté que l'arrivée d'un vol vers le Mexique avait été refusée. La présidente du Mexique Claudia Sheinbaum a proposé cette semaine de fournir une « assistance humanitaire » puis d'organiser le « rapatriement » des étrangers cibles des premières mesures de l'administration de Donald Trump.
« Ces mesures s'ajoutent aux reconduites illimités à la frontière terrestre, à l'expulsion des non-Mexicains » et au rétablissement d'un programme américain encourageant les migrants à rester au Mexique en attendant une réponse à leur demande d'asile, avait souligné Karoline Leavitt. Tôt vendredi, la Maison Blanche a publié sur X une photo d'hommes menottés entrant dans un avion militaire, avec pour légende suivante : « Les vols d'expulsion ont commencé ». En déplacement, Donald Trump a déclaré à la presse que ces vols avaient pour but d'expulser « les criminels les plus méchants et les plus endurcis ». Sous l'administration Biden, quelque 270.000 personnes ont été expulsées en 2023, un chiffre annuel jamais atteint durant le premier mandat de Donald Trump (2017-2021).
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État d'urgence à la frontière avec le Mexique
Dès le premier jour de son mandat, le nouveau président américain a décrété un état d'urgence national à la frontière avec le Mexique pour lutter contre l'immigration. Donald Trump a ordonné au Pentagone d'envoyer autant de troupes que nécessaire pour déboucher sur « un contrôle opérationnel complet de la frontière sud des États-Unis ». En début de semaine, l'administration de Donald Trump a annoncé que l'armée américaine enverrait 1.500 soldats supplémentaires en service actif à la frontière avec le Mexique. L'armée se prépare aussi à envoyer une deuxième vague de soldats à la frontière sud dès la semaine prochaine, dont probablement des parachutistes d'élite de la 82e division aéroportée, ont dit des responsables américains à Reuters.
Ces militaires supplémentaires pourraient se compter par milliers mais aucune décision officielle n'a encore été prise, ont ajouté ces responsables. Les troupes de la 82e division aéroportée sont prêtes à se déployer rapidement en cas de crise dans le monde entier, généralement dans des zones de conflit plutôt qu'à la frontière entre les États-Unis et le Mexique. Le Pentagone pourrait déployer jusqu'à 10.000 soldats au total à la frontière, selon des discussions informelles rapportées en début de semaine par Reuters, mais le chiffre final dépend de plusieurs facteurs, notamment l'impact sur la disponibilité des troupes.