Moyen-Orient : le pétrole iranien, casse-tête des Américains
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Plateforme offshore dans le gisement de Salman, dans le golfe Persique.
ALI MOHAMMADI/BLOOMBERG
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Plateforme offshore dans le gisement de Salman, dans le golfe Persique.
ALI MOHAMMADI/BLOOMBERG
En visite dans le Golfe la semaine dernière, Brian Nelson, le sous-secrétaire au Trésor chargé du terrorisme et du renseignement financier, est venu convaincre ses alliés du Qatar, du Koweït, des Émirats arabes unis de cesser de fournir des fonds au Hamas. Mais cette démarche pour assécher les finances de l'organisation islamiste a ses limites. C'est en effet l'Iran qui aide financièrement le Hamas et le Djihad islamiste palestinien sur le plan militaire, à hauteur de 100 millions de dollars par an, selon diverses estimations. Certes, c'est beaucoup moins que les 800 millions annuels donnés au Hezbollah libanais, mais cette aide ne risque pas de se tarir.
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Sous sanctions américaines, l'Iran engrange pourtant depuis deux ans des revenus en forte hausse grâce à ses exportations pétrolières : 54 milliards de dollars en 2022, soit 46 % de plus qu'en 2021, et déjà 33,9 milliards de dollars sur les neuf premiers mois de 2023. « L'attitude de l'administration Biden est le principal élément d'explication, explique Francis Perrin, directeur de recherche à l'Iris et chercheur associé au Policy Center for The New South. Quand il arrive à la Maison-Blanche en janvier 2021, Joe Biden estime que Donald Trump a fait une grosse erreur en se retirant en mai 2018 de l'accord de Vienne sur le nucléaire iranien signé en 2015, qu'il estimait être un bon accord. »
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