Nucléaire iranien : les Européens rejettent l'ultimatum
AFP

Nucleaire: l'iran suspend des engagements, lance un ultimatum
Leonhard Foeger
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Nucleaire: l'iran suspend des engagements, lance un ultimatum
Leonhard Foeger
[Article publié le 09.05.2019 à 11h04, mis à jour à 13h20 avec la déclaration d'Emmanuel Macron]
Les pays européens impliqués dans le dossier du nucléaire iranien - Allemagne, France et Royaume-Uni, ainsi que l'Union européenne - ont rejeté ce jeudi "l'ultimatum" de l'Iran, qui leur a donné 60 jours avant de remettre en cause de nouveaux aspects de l'accord. « Nous rejetons tout ultimatum et nous évaluerons le respect par l'Iran de ses engagements en matière nucléaire », préviennent ces pays ainsi que la Haute représentante de l'UE pour la politique étrangère, Federica Mogherini, dans un communiqué commun.
L'Iran leur a donné deux mois pour sortir réellement les secteurs pétrolier et bancaire iraniens de leur isolement provoqué par les sanctions américaines, faute de quoi la République islamique renoncera à d'autres engagements.
En arrivant au sommet européen, à Sibiu (Roumanie), le président français Emmanuel Macron a estimé que l'Iran doit rester dans l'accord nucléaire de 2015 et que tous les pays doivent œuvrer en ce sens.
Les Européens ont également exprimé leur "vive préoccupation" après la décision de Téhéran de s'affranchir de deux engagements pris dans le cadre de l'accord international sur son programme nucléaire dont Donald Trump a claqué la porte il y un an jour pour jour.
Ils rappellent leurs « engagements fermes dans le cadre de l'accord, notamment ce qui concerne la levée des sanctions au profit du peuple iranien »
A cet égard, ils « regrettent que les États-Unis aient à nouveau imposé des sanctions après leur retrait de l'accord » en 2018. Washington a en effet encore durci mercredi ses sanctions économiques contre l'Iran, en ajoutant l'acier, le fer l'aluminium et le cuivre aux secteurs visés par des mesures punitives - qui représentent 10% des exportations iraniennes.
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Les trois pays et l'UE se disent malgré tout « déterminés à poursuivre (leurs) efforts pour permettre la poursuite du commerce légitime avec l'Iran », en particulier via le système de troc, dit de l'Instex, mis sur pied par Paris, Berlin et Londres fin janvier.
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Or, les Etats-Unis avaient adressé une mise en garde aux Européens contre le recours à ce système de troc et de compensation censé permettre de commercer avec l'Iran dans des échanges non libellés en dollars.
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