Opep+ : le scénario d'une réduction de 2 millions de barils de pétrole par jour est évoqué

C'est aujourd'hui, à l'issue de leur réunion à Vienne, que les membres du partenariat de l'Opep+ devraient annoncer une baisse significative des quotas de production de pétrole. Pour l'organisation, il s'agit de soutenir les prix alors que la demande est en chute. Si l'organisation choisit de produire deux millions de barils en moins, c'est le bruit qui circule, il pourrait s'agir de la baisse décidée la plus importante depuis mars 2020.
Les membres de l'Opep ont décidé de se voir physiquement à Vienne et non plus en visio-conférence comme ils le font depuis mars 2020.
Les membres de l'Opep ont décidé de se voir physiquement à Vienne et non plus en visio-conférence comme ils le font depuis mars 2020. (Crédits : Heinz-Peter Bader)

Si les membres de l'Opep+ ont décidé de se voir physiquement à Vienne, et non plus en visio-conférence comme ils le font depuis mars 2020, c'est sans doute que l'heure est grave. Selon l'agence Bloomberg, les participants à la réunion discuteront d'une réduction d'environ deux millions de barils par jour à partir de novembre, soit deux fois plus que la plupart des prévisions initiales. Les ministres de l'Energie n'ont pas voulu commenter ce bruit, qu'il s'agisse du prince saoudien Abdel Aziz ben Salmane ou de son homologue émirati, Souhail ben Mohammed Al-Mazrouei. « Attendons, ne faisons pas de conclusions hâtives, il y a un processus à respecter, nous devons d'abord écouter l'équipe technique, regarder le marché et prendre une décision en fonction », a déclaré ce dernier.

La baisse la plus importante depuis le printemps 2020

Les marchés ne se font pas d'illusion et « s'attendent désormais à une réduction importante des objectifs de production, supérieure à un million de barils par jour », selon Craig Erlam, analyste chez Oanda. Ce serait le cas échéant la baisse la plus importante depuis les coupes historiques de près de 10 millions décidées au printemps 2020, devant l'effondrement de la demande liée à la pandémie. Les membres de l'Opep+ « aimeraient avoir une longueur d'avance sur une éventuelle récession grâce à des mesures proactives », explique Bjarne Schieldrop, de Seb. « Ce qui leur permettrait d'éviter une éventuelle accumulation de stocks et donc des prix du pétrole bas ».

Ne pas provoquer les Etats-Unis

Joe Biden, qui s'échine depuis des mois à tenter d'enrayer la flambée des prix, allant même jusqu'à se rendre à Ryad en juillet lors d'une visite très controversée, surveille évidemment de près les décisions de l'Opep+, qui pourraient aussi faire les affaires de la Russie. Dans ce contexte, des experts évoquent une possible réduction étalée dans le temps, qui serait largement moins « provocante » pour les Etats-Unis.

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(Avec AFP)

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