Avec une baisse de son offre, l'Opep+ veut reprendre le contrôle du marché pétrolier
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... quer une nouvelle flambée des cours.
Une chute de 30% depuis leurs pics de mars, et de 7% depuis un mois. C'est ce qu'auront en tête les représentants des pays membres du partenariat entre les 14 membres de l'Opep et les dix autres pays exportateurs dont la Russie lors de leur réunion mercredi 5 octobre à Vienne (Autriche) au siège de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).
Est-ce un signe de l'importance de l'enjeu ? Ces représentants se retrouveront physiquement pour la première fois depuis mars 2020. Ce sera d'ailleurs un test pour la représentation russe puisque son responsable, Alexander Novak, vice-président du gouvernement russe, vient, comme Elvira Nabioullina, la présidente de la Banque centrale de Russie, d'être ajouté à la liste des responsables russes ciblés par les sanctions occidentales.
Si le principe d'une baisse de la production de l'Opep+ semble acté, il reste à en fixer son ampleur, son calendrier et ses modalités. Des indiscrétions font état d'une réduction allant de 500.000 b/j à plus de 1 million de barils par jour (mb/j). Ces rumeurs ont soutenu les cours. Ainsi lundi soir, le prix du baril de Brent sur le contrat de décembre, nouvelle référence, a gagné 4,36%, pour clôturer à 88,86 dollars. Le prix du baril de West Texas Intermediate (WTI) américain, pour livraison en novembre, a lui pris 5,20%, à 83,63 dollars, au plus haut en clôture depuis deux semaines.
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La décision est avant tout politique. Elle vise à envoyer un signal en particulier aux investisseurs sur les marchés à terme. Hier, le prix du baril de Brent sur le contrat d'octobre 2023 se négociait autour de 77 dollars alors que celui sur le contrat de novembre 2022 évoluait autour de 88 dollars. Techniquement, l'évolution de la courbe des « futures » est dite en backwardation, autrement dit les prix des contrats à échéance éloignée tendent à baisser, signifiant que l'offre actuelle est supérieure à la demande.