"Panama Papers" : perquisitions, arrestations, démissions... Les premiers effets du scandale

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(Crédits : WOLFGANG RATTAY)
Le scandale dit des "Panama Papers" (ce listing qui dévoile les noms de comptes cachés de nombreuses personnalités à travers le monde) a provoqué une déflagration au niveau mondial. En quelques jours à peine, les démissions se sont multipliées, tandis que la justice est passée à l'action dans différents pays.

Perquisition au siège de l'UEFA

La police fédérale suisse a perquisitionné mercredi le siège de l'UEFA à Nyon pour obtenir les contrats concernant l'attribution des droits TV en Equateur à la société Cross Trading, citée dans le scandale Panama Papers.

Dans un communiqué transmis à l'AFP, l'UEFA indique "avoir reçu aujourd'hui la visite de la Police fédérale suisse agissant en vertu d'un mandat et demandant à voir les contrats entre l'UEFA et Cross Trading/Teleamazonas. Naturellement, l'UEFA a fourni à la Police fédérale tous les documents en sa possession et va coopérer pleinement".

Première démission à la Fifa

L'Uruguayen Juan Pedro Damiani, cité dans le scandale "Panama Papers", a démissionné du comité d'éthique de la Fifa, selon un communiqué du porte-parole de cette chambre envoyé à l'AFP.

Aucune autre information n'a été donnée par la Fifa, qui a ouvert lundi une enquête sur Juan Pedro Damiani, mis en cause dans la gigantesque enquête sur les paradis fiscaux "Panama Papers".

Un proche des Kirchner, arrêté en Argentine

La justice argentine a fait arrêter mardi l'homme d'affaires Lazaro Baez, suspecté de blanchiment d'argent sous les présidences du couple Kirchner (2003-2015) pendant lesquelles ses entreprises ont prospéré, et qui est également visé par les "PanamaPapers".

M. Baez, 59 ans, est accusé de détournements de fonds vers des comptes en Suisse pendant les douze années de présidence du couple Nestor et Cristina Kirchner, dont il est un ami et grâce à qui il aurait bénéficié de nombreux marchés publics ou de privilèges de la part de l'Etat.

Le Premier ministre britannique sous pression

Sommé de rendre des comptes sur sa fortune familiale, son père Ian s'étant retrouvé mentionné dans le scandale de fraude fiscale des "Panama papers", le Premier ministre britannique David Cameron s'est défendu mardi en affirmant "n'avoir aucun fonds offshore".

Selon le quotidien The Guardian, Ian Cameron dirigeait un fonds d'investissement basé aux Bahamas, Blairmore Holding, dont les profits ont échappé au fisc britannique pendant trente ans grâce à un montage compliqué via le cabinet d'avocats panaméen Mossack Fonseca.

"Je n'ai aucune action, aucun trust offshore, aucun fonds offshore, rien de tout cela", a déclaré David Cameron mardi, lors d'un déplacement à Birmingham (centre de l'Angleterre) en réponse à un journaliste l'interrogeant pour savoir si l'actuelle fortune familiale était encore placée dans ce fonds offshore.

Un Français va se régulariser après avoir été mis en cause

Le propriétaire du groupe drômois Autajon, spécialisé dans l'emballage pour les industries cosmétique et pharmaceutique, a fait savoir mardi, via son avocate, que sa situation fiscale était en passe d'être régularisée, après sa mise en cause par les "Panama Papers".

"Les avoirs sont en passe d'être régularisés et l'administration fiscale a été saisie par Gérard Autajon en janvier 2015, de lui-même", a déclaré son avocate, Me Delphine Meillet.

Le groupe Autajon avait été mis en cause pour des pratiques fiscales opaques par le magazine Cash Investigation, s'appuyant sur les révélations des "Panama Papers".

Doutes sur le nouveau président argentin

Le nom du président argentin Mauricio Macri apparait dans les registres d'une seconde société offshore, Kagemusha, créée en 1981 au Panama, a révélé mardi le quotidien argentin La Nacion, membre du Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ).

Le président de centre-droit, 57 ans, élu en novembre en promettant de lutter contre la corruption, s'est défendu lundi de toute irrégularité alors que son nom et celui de son père ont été cités dans l'affaire des "Panama papers" pour une première société (Fleg Trading Ltd) domiciliée aux Bahamas, entre 1998 et 2008.

Le Premier ministre islandais démissionne

Premier haut dirigeant emporté par le scandale des "Panama Papers", le Premier ministre islandais Sigmundur David Gunnlaugsson a démissionné après des révélations sur ses placements offshore qui ont jeté dans la rue des milliers de manifestants en colère.

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Commentaires
a écrit le 11/04/2016 à 11:32 :
TOUS CES ÇA NOUS CONCERNE???? CE QUI NOUS INTÉRESSE C'EST LA LISTE TUNISIENNE????????? SVP IL FAUT LA PUBLER!!!!!!!
a écrit le 07/04/2016 à 11:39 :
Et le sieur Drahi, n'était il pas sur ces listes ? Elle est ou la perquisition chez Altice ?

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