"Paradise Papers" : Elisabeth II, Donald Trump et Justin Trudeau concernés

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Dix-huit mois après les "Panama Papers" portant sur la fraude fiscale, le Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ), regroupant 96 médias de 67 pays, a commencé à dévoiler dimanche une nouvelle série d'enquêtes explosives : les "Paradise Papers". A l'appui de ces révélations: la fuite de 13,5 millions de documents financiers, provenant notamment d'un cabinet international d'avocats basé aux Bermudes, Appleby, obtenus par le journal allemand Süddeutsche Zeitung.
Des documents provenant d'Appleby dévoilent notamment que le ministre américain au Commerce Wilbur Ross a gardé des participations dans une société de transport maritime ayant des liens d'affaires étroits avec un oligarque russe visé par des sanctions américaines et avec un gendre de Vladimir Poutine, selon le New York Times.
"Tous nos investissements font l'objet d'un audit complet et sont légitimes", a affirmé à l'AFP une porte-parole du Duché de Lancaster. Le chef de l'opposition travailliste Jeremy Corbyn a pour sa part réagi sur Twitter, estimant qu'"il y a une règle pour les super riches, une autre pour les autres quand il s'agit de payer les impôts".
"Tous nos investissements font l'objet d'un audit complet et sont légitimes", a affirmé à l'AFP une porte-parole du Duché de Lancaster. Le chef de l'opposition travailliste Jeremy Corbyn a pour sa part réagi sur Twitter, estimant qu'"il y a une règle pour les super riches, une autre pour les autres quand il s'agit de payer les impôts".
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Les circuits auxquels ont recours les personnes fortunées et les multinationales pour déplacer leurs fonds dans les paradis fiscaux ne sont en soi pas illégaux. Cette pratique se joue des failles réglementaires pour leur permettre de payer le moins d'impôts possible. Le cas du ministre américain du Commerce pourrait toutefois poser des problèmes éthiques, estime Richard W. Painter, ancien responsable du bureau d'éthique sous la présidence de George W. Bush.
Financier réputé, Wilbur Ross a réduit sa participation personnelle dans cette société, Navigator Holdings, lors de sa prise de fonctions en février, mais en contrôle toujours 31% via des entités offshore. Or l'un des principaux clients de Navigator Holdings est la société russe de gaz et produits pétrochimiques Sibur, qui a contribué à hauteur de 23 millions de dollars à son chiffre d'affaires en 2016, écrit Le Monde. Et parmi les propriétaires de Sibur figurent Guennadi Timtchenko, un oligarque proche du président russe sanctionné par le Trésor américain après l'invasion de la Crimée par Moscou, et Kirill Chamalov, marié à la plus jeune fille de Vladimir Poutine.
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En outre, 12 autres proches de Donald Trump sont cités dans les révélations. Parmi eux, le Secrétaire d'Etat et ancien Pdg d'ExxonMobil Rex Tillerson, administrateur d'une société bermudienne qui gère des opérations pétrolières au Yémen, les Frères Koch, milliardaires et soutiens de la réforme fiscale du président américain ainsi que Gary Cohn, conseiller économique de Donald Trump un temps pressenti pour prendre la tête de la Fed. A l'heure du mantra "l'Amérique d'abord", le patriotisme fiscal laisse à désirer.
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