Le président russe Vladimir Poutine et le président iranien Ebrahim Raisi lors d'une visioconférence célébrant la signature à Téhéran d'un accord pour la construction d'une ligne ferroviaire Rasht-Astara, le 17 mai. Moscou va également investir dans la...
Russie, Iran et Venezuela affichent des productions de brut élevées, malgré les sanctions occidentales.
Est-ce le signe de besoins croissants de pétrole dans le monde ? Les pays soumis à sanctions, Russie, Iran et Venezuela, affichent actuellement des niveaux élevés de production. Leur statut ne les soumet pas à quota dans le cadre du partenariat Opep+, et ces pays ont un client qui a soif de pétrole et n'est guère aligné sur le camp occidental: la Chine.
Exportations à un niveau record
Malgré le plafonnement de 60 dollars du prix de son baril de brut et l'embargo européen, la Russie continue à extraire son or noir à plein régime, à 9,6 millions de barils par jour (mb/j), jetant le doute sur son annonce de baisser officiellement son flux de 500.000 b/j, en réponse aux sanctions. C'est ce qui explique qu'en avril ses exportations ont atteint leur plus haut niveau depuis son invasion militaire de l'Ukraine en février 2022, affichant 8,8 mb/j, qui lui ont rapporté 15 milliards de dollars, soit 1,7 milliard de dollars de plus par rapport à mars, selon les chiffres publiés dans son rapport mensuel par l'Agence internationale de l'énergie (AIE).
Les prix décotés pratiqués par les compagnies russes ont trouvé des débouchés en Chine, Inde et Turquie qui achètent des volumes record. La demande chinoise continue d'augmenter depuis la fin de la période des confinements imposés par la politique « zéro Covid ». En mars, le géant asiatique, qui est aussi le premier importateur mondial de pétrole, a vu sa demande atteindre un nouveau pic historique à 16 mb/j, selon l'AIE.
L'Agence a d'ailleurs relevé sa prévision de la demande mondiale pour 2023 à 102 mb/j, soit 2,2 mb/j de plus qu'en 2022, ce qui représente dans ce cas aussi un record historique de consommation.
La Russie n'est pas le seul pays soumis à sanction à augmenter sa production et ses ventes. L'Iran a pompé en avril 2,75 mb/j, son plus important volume depuis trois ans. « Les exportations, principalement vers la Chine, sont restées robustes, la consommation locale a augmenté, grâce à la modernisation de la raffinerie d'Abadan, et un important volume a été stocké », expliquent les experts de l'AIE.
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