Pour la patronne de la Fed, « l’économie fonctionne sur des taux plus bas qu’autrefois »

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(Crédits : JOSHUA ROBERTS)
La présidente de la banque centrale américaine Janet Yellen a averti vendredi qu'il était "probable" qu'on ait besoin de réutiliser dans les années à venir une politique monétaire super-accommodante pour soutenir l'économie.

Janet Yellen, qui a eu jeudi un entretien avec le président Trump à propos de la fin de son mandat à la tête de la Fed, a défendu vendredi la politique de soutien monétaire exceptionnelle menée par la banque centrale après la crise de 2008-2009. Au National Economists Club à Washington, la financière la plus puissante du monde a tenu un discours monétaire à la tonalité très "colombe", expliquant que l'économie semblait fonctionner sur un niveau de taux d'intérêt intrinsèquement plus bas qu'autrefois.  Les taux d'intérêt "naturels" à long terme de l'économie actuelle sont beaucoup plus bas "qu'au cours des décennies passées", "autour de 2,75% contre 4,25% il y a quelques années", a-t-elle affirmé.

Le taux d'intérêt naturel est le taux d'équilibre optimal qui favorise le plein emploi comme des prix stables. En cas de ralentissement économique, sans même une récession, la Fed peut devoir réenclencher sa politique monétaire "non-conventionnelle", a affirmé Mme Yellen faisant référence aux achats d'actifs. "Si nous vivons dans un monde de taux naturel bas, un ralentissement d'activité bien moins sévère qu'une grande récession peut suffire à faire revenir les taux au jour le jour à zéro", a-t-elle ajouté.

"Les chances que les responsables de la politique monétaire" aient à recourir "à des mesures plus accommodantes" sont "inconfortablement hautes", a conclu la patronne de la banque centrale. Ces largesses monétaires de la Fed ont été critiquées par les républicains au Congrès, qui font entendre leurs voix dans le choix du prochain dirigeant de la banque centrale.

Janet Yellen, 71 ans, qui a été nommée par le démocrate Barack Obama en 2014, figure sur la liste des cinq candidats que le président Trump dit examiner. Avant d'être la première femme présidente de la Fed, Mme Yellen en a été la numéro 2, secondant Ben Bernanke dans sa politique monétaire exceptionnelle pour doper la reprise.
Les autres candidats examinés par la Maison Blanche sont John Taylor, un professeur d'économie de 70 ans, Gary Cohn, 57 ans, ex-dirigeant de Goldman Sachs et principal conseiller économique de la Maison Blanche, Jerome Powell, 64 ans, actuellement gouverneur à la Fed, et Kevin Warsh, un avocat et financier de 47 ans. Le président Trump a indiqué qu'il allait "très prochainement" annoncer sa décision.
(Avec AFP)

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a écrit le 24/10/2017 à 9:29 :
Incroyable information qui institutionnalise les paradis fiscaux et l'étouffement de l'économie par les grandes puissances financières de ce monde.

Au secours.
a écrit le 21/10/2017 à 20:16 :
Les taux d'intérêts doivent avoisiner les taux de croissance, sans plus. C'est la règle d'or de l'age d'or de la croissance équilibrée que tous les peuples souhaitent. La crise de 1929 a été précipitée par le hausse des taux d'intérêt destinées à renflouer les banques, conjuguée avec une politique monétaire restrictive pour préserver le FED qui n'était que le fonds de garantie des banques.
Aujourd'hui les banques islamiques qui n'appliquent pas de taux d'intérêt sont prospères parce qu'elle gère correctement leurs risques. L'absence de taux d'intérêt incite à la prudence, à la responsabilité, à la chasse aux déficits, aux pertes, aux gaspillage, à une meilleure allocation des ressources.
Réponse de le 21/10/2017 à 21:29 :
"Aujourd'hui les banques islamiques qui n'appliquent pas de taux d'intérêt sont prospères parce qu'elle gère correctement leurs risques. L'absence de taux d'intérêt incite à la prudence, à la responsabilité, à la chasse aux déficits, aux pertes, aux gaspillage, à une meilleure allocation des ressources"

mais bien sûr...
Réponse de le 21/10/2017 à 21:45 :
les banques islamiques perçoivent des intérêts comme toutes les banques... elles réalisent juste des montages juridico-financier leur permettant de déguiser l'intérêt et le rendre charia-compatible... et ainsi le vendre (cher) aux assoiffés de religion ! ( lesquels au passage feraient mieux d'aller dans une banque traditionnelle... et donner les économies réalisées en charité !! )
Réponse de le 23/10/2017 à 8:14 :
@Boule: une entreprise, c'est fait pour gagner de l'argent et les banques islamistes ne font pas exception. Après, c'est une question de montage juridico-financier et de marketing pour faire croire le contraire. Comment d'ailleurs ces banques pourraient-elles être prospeères si elles ne gagnaient pas d'argent :-)
a écrit le 21/10/2017 à 19:27 :
Je croyais que l'économie Américaine était a son Zénith, on m'aurait menti ?? Disons qu'ils ne savent plus comment faire pour arréter la matrice....
a écrit le 21/10/2017 à 15:53 :
Le "taux d'intérêt naturel" n'existe pas, c'est une chimère
La machine n'a pas de frein, elle va se scratcher !
Tous aux abris !
a écrit le 21/10/2017 à 14:22 :
oui, la dose de cocaine doit toujours etre plus elevee, c'est pour ca qu'il ne faut pas faire n'importe quoi au debut........... et comment ca finit, le conte de fee? he ben avec de l'hyperinflation qui rend les gens fous de joie, comme au venezuela ou dans l'allemagne des annees 20 ou il fallait une brouette de marks pour acheter une baguette
Réponse de le 21/10/2017 à 15:34 :
déjà 10 ans d'hyper inflation invisible dis donc... Et le gars ne se remet toujours pas en cause !
Réponse de le 21/10/2017 à 19:29 :
Chapeau les artistes !!!!
a écrit le 21/10/2017 à 13:49 :
En clair ça veut dire que l'économie n'est jamais repartie.
a écrit le 21/10/2017 à 13:26 :
Je crains que Goldman Sachs ne parvienne à placer un des siens au cœur du système. Ce qui, à mon humble avis, serait de très mauvais augure :-)
a écrit le 21/10/2017 à 12:55 :
On nous cash tout, on nous dit rien ! Mini mini mini, tout est mini dans notre vie,
Mini-moke et mini-jupe
Mini-moche et lilliput
Il est mini Docteur Schweitzer (le taux)
Mini mini ça manque d'air !

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