Près d'un Américain sur quatre doit cumuler deux emplois (voire plus)

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22 % des travailleurs jonglent avec deux emplois ou plus a souligné Lael Braignard, gouverneure de la Réserve fédérale.
"22 % des travailleurs jonglent avec deux emplois ou plus" a souligné Lael Braignard, gouverneure de la Réserve fédérale. (Crédits : Reuters)
Un rapport de la Banque centrale américaine (Fed), publié mercredi, examine le bien-être économique des habitants des Etats-Unis. Si le niveau de vie des Américains s'est un peu amélioré en 2015, l'étude pointe du doigt la précarité qui persiste pour de nombreux ménages.

Un Américain sur deux n'a pas de quoi faire face à des dépenses imprévues de 400 dollars selon l'enquête de la banque centrale (Fed) publiée le 25 mai dernier. Près de 5.700 personnes ont été interrogées pour cette troisième enquête de l'année de la Fed.

Une amélioration "modeste" du bien-être

Parmi les interrogés, 69% affirment vivre "confortablement" ou "correctement", contre 65% en 2014 et 62% en 2013. Une amélioration qui reste à nuancer car 31% déclarent qu'ils "peinent à joindre les deux bouts". Les Américains se disent moins optimistes sur leurs futurs revenus : 23%, pour 29% en 2014, s'attendent à gagner davantage l'année prochaine.

Concernant la retraite, comme en 2014, presque un tiers des interrogés n'ont ni économies, ni plan de retraite privée ou auquel l'employeur contribue. Un manque d'épargne particulièrement criant chez les populations noires-américaines (60 %) et hispaniques (57 %).

Au cours de l'année 2015, plus d'un Américain sur cinq a eu d'importantes dépenses de santé à honorer de sa poche qui ont engendré des dettes pour 46 % d'entre-eux.

Un sentiment d'exclusion du progrès économique

Selon le rapport, un grand nombre de familles, particulièrement les moins aisées et celles issues des minorités, se sentent "exclues du progrès économique". Ainsi 43 % de ceux qui gagnent en dessous de 40.000 dollars par an ne sont pas bancarisés ou utilisent d'autres formes de services financiers comme les comptoirs d'encaissement de chèques.

Par ailleurs, un tiers des interrogés rapportent que leurs revenus varient d'un mois sur l'autre. Pour 42 % d'entre-eux, la volatilité des rémunérations entraînent des difficultés financières.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 27/05/2016 à 14:14 :
Trump devrait gagner, l'oligarchie est fragilisée partout dans le monde. C'est terrible pour eux, on les sent fébriles un peu comme en 1989 pour les apparatchiks
a écrit le 27/05/2016 à 7:52 :
Eh oui pas de RSA ni d'aide au logement, en fait pas de redistribution, les riches sont très riches les pauvres très pauvres, et si tu es malade et pas de sécu ? si c'est un cancer bah tant pis pour toi, ça te coutera très cher si tas de l'argent sinon ? en gros,marche ou crève, la loi de la jungle, mais les états-unis c'est très sympa, j'y mis suis bien éclaté un moment !
a écrit le 26/05/2016 à 21:06 :
Et en France les intérimaires sont obligés de faire quoi??? Avent de critiquer les autres commençons par balayer chez nous !!!
a écrit le 26/05/2016 à 16:14 :
ça, c'est pas une info du tout. En Amérique du Nord, on a toujours un plan B pour le cas où on serait licencié, mais surtout parce qu'on recherche l'indépendance à long terme. Ce deuxième emploi est donc souvent lié à des intérêts personnels débouchant sur une activité professionnelle (business) indépendante. C'est sûr, il faut bosser, mais il faut aussi savoir ce que l'on veut dans la vie :-)
Réponse de le 26/05/2016 à 17:22 :
@Patrickb
Vue de l'esprit! Plan B ou recherche de l'indépendance à long terme, c'est aux US plus qu'ailleurs de la précarité, des emplois sous-payés, une Sécurité Sociale à minima... L'esclavage pour les minorités noires ou hispaniques. Sûrement pas un modèle.
Réponse de le 26/05/2016 à 17:22 :
@Patrickb
Vue de l'esprit! Plan B ou recherche de l'indépendance à long terme, c'est aux US plus qu'ailleurs de la précarité, des emplois sous-payés, une Sécurité Sociale à minima... L'esclavage pour les minorités noires ou hispaniques. Sûrement pas un modèle.
Réponse de le 26/05/2016 à 18:18 :
@valbel89: à chacun son modèle certes. Précarité, c'est moins sûr quand on a des compétences et emplois pas sous-payés si on arrive à développer son business. Quant à l'esclavage, quand on est en posture d'exécutant, la situation est la même qu'on soit blanc, noir, jaune ou kaki. Le chômage abîme psychologiquement à mon humble avis :-)
a écrit le 26/05/2016 à 15:08 :
Il vaut mieux deux emplois que pas du tout ! Surtout si on prend en compte la déstructuration de la personnalité sur nombre de chômeurs de longue durée : 10000 suicides par en an actuellement en France.
Réponse de le 26/05/2016 à 17:00 :
Le problème c'est qu'avec 2 emplois vous n'arrivez pas à joindre les 2 bouts.

C'est-à-dire que vous travaillez non pas pour vivre mais pour survivre..

Maintenant, vous comprenez mieux pourquoi TRUMP et SANDERS font un tabac....
Réponse de le 27/05/2016 à 9:22 :
@Monti Python: quand on ne sait pas, on se tait. De toute évidence, tu n'as aucune idée de la culture nors-américaine :-)
a écrit le 26/05/2016 à 14:30 :
Un modèle à copier d'urgence?

L'immense majorité des personnes qui crachent ici sur la France à longueur de journée n'ont jamais vécu et travaillé à l'étranger.

Allez voir, vous verrez que notre modèle est un des plus avancé au monde.
Réponse de le 27/05/2016 à 11:13 :
En êtes-vous si sûr? Que le modèle antisociale qui maintient depuis 40 ans le chômage de masse, la pauvreté, le mal logement est un bon modèle égalitaire. Certes quand vous êtes fonctionnaire ou assimilé, employé dans un grand groupe avec les avantages et les privilèges qui vont avec. La France est belle. On le voit sur les ronds-points et les piquets de grèves. Mais quand vous êtes précaire, intérimaire avec les 3 jours de carence, pas ou peu de privilèges et d'avantages. La France n'est guère différente des pays ou j'ai vécu. Le social est pour moi égalité pour tous devant les jours de carence de la sécu. Le social, c'est qu'en fin d'année cela va mieux qu'en début d'année, c'est qu'en fin de décennie , nous sommes mieux indemnisés, que les retraites sont plus importante, etc, qu'au début. En France il y a ni Egalité, ni Fraternité. Les syndicats, commes les partis politiques n'en veulent pas, dommages.

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