Donald Trump, le choix sans foi des mormons
Etienne De Metz, envoyé spécial à Saint George (UTAH)
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Le temple de Saint George dans l'Utah
© LTD / ROBERT HUBERMAN/ALAMY STOCK PHOTO VIA ABACAPRESS
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Le temple de Saint George dans l'Utah
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Au pays des mormons, il est des règles que l'on ne peut transgresser. L'une d'elles stipule qu'il est inconvenant de parler de politique, même quand le reste des États-Unis n'a que l'élection présidentielle à la bouche. « C'est une question de politesse », entame, pince-sans-rire, Richard Meyer. Cet élégant sexagénaire vêtu d'un costume trois pièces, confesse tout de même que le choix qu'il aura à faire en novembre « sera le plus dur de [s]a vie ». Parce qu'il a beau pencher, comme la grande majorité de sa communauté, du côté républicain, voter Donald Trump lui pose un problème. Mais il n'en dira pas plus, préférant admirer le temple de Saint George, l'un des plus vieux qu'aient construits les saints des derniers jours, le nom officiel de la communauté mormone, à Saint George. Sa haute carcasse d'une pâleur virginale encaisse mal la chaleur du désert. Dans le sud de l'Utah, le soleil brûle aussi les élus de Dieu.
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C'est dans l'ouest des États-Unis que vit la majorité des 6,7 millions mormons américains. Un tiers d'entre eux réside dans ce très conservateur et rural Utah. Lors de chaque scrutin présidentiel depuis 1968, ils choisissent le candidat « rouge », autrement dit le républicain. Comptant pour plus de la moitié de la population du Beehive State, littéralement l'« État de la ruche », les mormons « portent des valeurs plus conservatrices que la moyenne nationale », explique Daniel Cox, directeur de recherche au Survey Center on AmericanLife.
Etienne De Metz, envoyé spécial à Saint George (UTAH)