Présidents écoutés par la NSA : Paris hausse le ton, la classe politique réagit

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Suite aux révélations de WikiLeaks, François Hollande a convoqué un conseil de Défense en urgence mercredi matin à l'Elysée. Entre 2006 et 2012, la France a été écoutée au plus haut sommet de l'Etat.
Suite aux révélations de WikiLeaks, François Hollande a convoqué un conseil de Défense en urgence mercredi matin à l'Elysée. Entre 2006 et 2012, la France a été écoutée au plus haut sommet de l'Etat. (Crédits : AFP)
Les réactions politiques affluent, ce matin, après la révélation de l'espionnage systématique des présidents Chirac, Sarkozy et Hollande par les Américains, selon les informations de WikiLeaks, Libération et Mediapart.

L'histoire se répéterait-elle ? A l'automne 2013, le journal The Guardian révélait que 35 chefs d'Etat étaient écoutés par la NSA. L'Allemagne de son côté était particulièrement irritée apprenant que l'un des téléphones portables de Angela Merkel avait été espionné. Et voilà que le lanceur d'alerte WikiLeaks révèle cette fois que pendant 6 ans, les conversations de Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et les premiers jours de François Hollande à l'Elysée ont été écoutés.

Paris convoque l'ambassadrice des Etats-Unis

A l'issue du Conseil de défense convoqué en urgence hier soir par François Hollande, l'Elysée a fait savoir ce mercredi matin qu'elle ne "tolérera aucun agissement mettant en cause sa sécurité". Dans un communiqué, l'Elysée rappelle que ces "faits inacceptables" ont déjà donné lieu à des mises au point entre les Etats-Unis et la France, notamment fin 2013 au moment des premières révélations et lors de la visite d'Etat du Président de la République aux Etats-Unis en février 2014. Dans la foulée, Laurent Fabius, le ministre des Affaires étrangères a convoqué Jane Hartley, l'ambassadrice des Etats-Unis ce mercredi après-midi, à 18h, au Quai d'Orsay.

Le président de la République réunira également une délégation de parlementaires à 12h15 « pour faire le point » sur l'espionnage dont les présidents français ont fait l'objet par la NSA, indique l'Elysée.

Déclaration ambiguë de la Maison Blanche

Si Paris hausse le ton, Washington nie de son côté ses écoutes. C'est Ned Price, le porte-parole du Conseil de sécurité nationale, qui s'est exprimé hier soir dans un communiqué :

« Nous ne visons pas et ne viserons pas les communications du président Hollande. Comme nous l'avons déjà indiqué, nous ne menons pas d'opérations de surveillance à l'étranger sauf s'il existe un objectif de sécurité nationale spécifique et validé. Cela s'applique aux citoyens et aux dirigeants. Nous travaillons étroitement avec la France sur toutes les questions internationales importantes et les Français sont des partenaires indispensables ».

En France, la première réaction officielle a eu lieu ce matin, sur l'antenne d'ITélé par la voix de Stéphane Le Foll, le porte-parole du gouvernement. « C'est inacceptable entre alliés », a-t-il déclaré. "On est dans une situation où c'est difficile d'accepter (...) qu'il puisse y avoir ce type de pratiques". A l'issue de ce Conseil de défense, des précisions seront demandées, a-t-il ajouté.

La voix d'un ancien du gouvernement n'a pas tardé à se faire entendre. Jean-Marc Ayrault, Premier ministre au moment des écoutes à l'Elysée s'est exprimé sur son compte Twitter :

Des écoutes inacceptables mais pas surprenantes

De son côté, le ministre du Travail, François Rebsamen, invité de France Info ce mercredi matin semble peu surpris des révélations de Wikileaks, publiées par Libération et Mediapart :

« On le savait finalement. Ces informations qui sont distillées par la presse sont graves, les pratiques sont anormales donc il faut examiner tout ça. Entre amis on ne fait pas ça même si on voit bien que chacun défend d'abord son indépendance nationale donc il faut aussi se protéger de ce genre de choses. Le mieux quand on a effectivement des choses secrètes à se dire c'est de ne pas se les dire au téléphone ». Dont acte.

Gérard Longuet, ancien ministre de la Défense de 2011 à 2012, invité ce mercredi matin sur  BFM TV,  déplore ces écoutes :

« C'est consternant pour une grande puissance parce qu'il y a une disproportion manifeste entre le risque en terme d'image qu'elle prend à écouter les chefs de l'Etat et l'intérêt des dites conversations qui recoupent des informations qui sont connues et sues de tout le monde ».

Pour autant, il confie ne pas être très surpris non plus des révélations sur les grandes oreilles américaines  :

« pour être très honnête quand j'étais au ministère de la Défense, on m'a dit voilà votre téléphone crypté, tous les autres sont écoutés ».

Même son de cloche pour l'ancien ministre des Finances, François Baroin sur l'antenne de BFM TV et RMC qui assure au micro de Jean-Jacques Bourdin qu'il se "doutait que le standard de Bercy était écouté", et ajoute qu'il "faisait attention". Il demande par ailleurs une "réponse forte" du gouvernement.

Dès hier soir, Nicolas Sarkozy, selon son entourage, a réagi dénonçant « des méthodes inacceptables en règle générale et plus particulièrement entre alliés », selon son entourage. Le journal Le Monde a  aussi interrogé Pierre Lellouche, son ancien secrétaire d'Etat au commerce extérieur (2010-2012), concerné par ces écoutes. Il juge les méthodes de la NSA « intolérables ».

 Le FN demande "un geste fort "du gouvernement

Florian Philippot, vice-président du Front National, interrogé par RTL, attend de son côté une réaction très ferme du gouvernement :

« C'est évidemment scandaleux qu'on laisse faire pendant dix ans au plus haut sommet de l'état parce qu'on ne m'explique pas que le chef d'Etat n'était pas au courant. Evidemment qu'on était au courant. Je crois que c'est ça qui est inquiétant, de voir la passivité française devant ces pratiques d'espionnage par les Etats Unis (..)  Le gouvernement français ne peut pas ne pas réagir il doit convoquer l'ambassadeur américain et il faut un geste fort comme cesser immédiatement les discussions sur le traité transatlantique que nous sommes en train de négocier justement avec les Etats-Unis ».

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Commentaires
a écrit le 25/06/2015 à 16:02 :
Juste que: si les services Français avaient les moyens n'espionneraient-ils pas Obama, Poutine ou Xi jiping?? On a des ennemis précis en commun (daesch), mais des intérêts économiques divergents. Connaître les intentions de l'interlocuteur est déterminant. Sans compter la rivalité intra-européenne.....
a écrit le 25/06/2015 à 13:41 :
Quelqu'un peut-il répondre à cette question : Si c'était la France qui aurait écouté les présidents américains. Est-ce qu'en ce moment, il n'y aurait pas des mandats d'arrêts de la part de la justice américaine contre Chirac, Sarkozy et Hollande? comme c'est le cas avec ASSANGE ?
a écrit le 25/06/2015 à 12:51 :
Ministre des Affaires étrangères sous François Mitterrand, Roland Dumas est persuadé que si le gouvernement de François Hollande ne change pas l’orientation de la politique étrangère, la France continuera «à aller droit dans le mur».

RT France : Quelle réaction faut-il attendre de la part du gouvernement français ?

Roland Dumas : Il faut d’abord attendre quelques heures ou quelques jours parce que la première réaction, je la trouve un peu faible. Quand je vois que le porte-parole du gouvernement français va envoyer un fonctionnaire pour faire le point avec son collègue américain sur les indiscrétions, je dis que c’est un rideaux de fumée, cela ne veut rien dire. Ce fonctionnaire n’a pas de pouvoir politique. Il y aura simplement des consignes qu’il ne pourra pas trahir et donc, dans ce cas, cela sera juste de la poudre aux yeux, c’est inutile. Il aurait fallu envoyer un responsable politique, qu’une décision politique énergique soit prise. J’ai évoqué tout à l’heure le gouvernement du général de Gaulle dans les années 1960, lorsqu’il a pris la décision de quitter le commandement intégré de l’OTAN et de mettre fin aux bases militaires qui étaient en France? C’étaient des actes, pas un discours.

RT France : La situation va-t-elle changer ? Ou des indignations ne restent que des indignations ?

Roland Dumas : J’espère que le gouvernement trouvera des ressources en lui. Mais je me permets d’en douter parce que, depuis des mois, nous voyons petit à petit que la politique française sur le plan international glissait de plus en plus sous le chapeau américain. Je l’ai déjà dit et le je répète : aujourd'hui la France est considérée comme un pays n'ayant pas de véritable politique étrangère. Sa politique c'est celle de l’OTAN, c’est celle des américains derrière l’OTAN. Donc, c’est cette politique là qu’il faut changer. Si le gouvernement ne la change pas, nous allons continuer à aller droit dans le mur.

RT France : Est-ce que l’opinion publique plaide en faveur d'une politique indépendante de celle des Etats-Unis ?

Roland Dumas : Alors, c’est toute la question. En effet, il y a en France tout un courant qui existe et il n'existe pas seulement en France, on a pu le voir en Suisse il n’y a pas longtemps. On peut constater qu’il y a une certaine opinion publique qui a changé d’orientation politique, notamment en Suisse qui n’est pourtant pas un pays révolutionnaire. Là-bas les gens se posent des questions et les interlocuteurs suisses avec qui j'ai eu l'occasion de parler me disaient qu’il leur devenait tout à fait insupportable de servir de petits serviteurs à la grande puissance américaine. C'est aussi ça que nous sentons en France, c’est un peu la même chose. C’est vrai que nous ne sommes pas majoritaires, c’est vrai qu’il y a encore des discussions, des hésitations, mais prenez en garde : ce mouvement existe et existera. Vous savez aujourd'hui, beaucoup de gens commencent à douter de la pertinence et du fondement de l’orientation de la politique que poursuit actuellement le parti socialiste au pouvoir.

RT France : Est-ce que l’espionnage est une nouvelle tendance?

Roland Dumas : Il ne faut non plus se faire d'illusions. L’espionnage existe depuis la nuit des temps. Ce qui est déloyale dans la situation actuelle c'est qu’on a un allié, un ami qui est l'Amérique. Ce pays envoie chez nous des commissaires, des ambassadeurs, des chefs du gouvernement, des chefs d’état qui s’embrassent régulièrement lorsqu'ils se revoient. Mais on apprend finalement qu’en réalité, ce pays-ami a mis en place tout un dispositif pour nous espionner. Ça ne se fait pas. Ce n’est pas convenable. Et ce n’est pas la première fois que cela se passe. Cela a été le cas avec madame Merkel et ça s’est produit dans d'autres pays européens.Je considère qu’aujourd’hui, le système qui est en train de se mettre en place vise à diminuer le rôle des alliés. C'est très nuisible à l’amitié entre les pays.
a écrit le 25/06/2015 à 9:01 :
"Paris hausse le ton"..ouh là là, les américains ont très peur...
a écrit le 25/06/2015 à 3:41 :
La seule question qui vaille est de savoir si notre personnel politique est sous influence en raison de ces écoutes, ou des autres. Quand on voit le nombre de scandales qui sortent, en particulier aux petits échelons, on peut se demander légitimement pourquoi ils ne sont pas sortis plus tôt, combien ne sortent pas et si notre politique n'est pas dictée par un jeu de barbichette.
a écrit le 24/06/2015 à 23:40 :
"entre "amis"".. Tu parles. Tout comme le "gouvernement" pourra NOUS espionner..?? Il n'y a pas d'amis des puissants. Seulement des menaces potentielles.
a écrit le 24/06/2015 à 23:36 :
Obama rigole de nos petits mickey jouant les vierges effarouchées alors que ces pratiques sont "naturelles" . Le vrai problème c'est l'ignorance crasse de nos gouvernants du monde numérique , ce qui en fait des pigeons rêvés . Ils en sont encore aux poissons exotiques évoluant dans l'aquarium décoratif de l'économiseur d'écran !
a écrit le 24/06/2015 à 22:51 :
Nos politiques sont choqués par l’espionnage américain, mais ils vont voter une loi qui va permettre d'espionner les Français autant que nécessaire.....
a écrit le 24/06/2015 à 20:44 :
Décidément je suis très étonnée de voir une telle actualité sur LT, je parierais le contraire. Chapeau à la rédaction ! le vent a changé ou….. ? :-)
a écrit le 24/06/2015 à 20:05 :
Le seul probleme et le ridicule c'est la possibilité qui est en pratique laissée aux agences d'espionnage ( pas qu'américaines vraisemblablement ) d'espionner autant de conversations sans se faire repérer, le reste c'est du bla bla..
Nos "experts" en informatiques sont des rigolos qui ne peuvent se consoler qu'en constatant que les américains aussi se font espionner par l'Est et l'Asie......et jusqu'à la Maison Blanche : triste consolation !
Réponse de le 24/06/2015 à 23:42 :
Si vous connaissiez l'informatique, vous sauriez que si deux machines sont reliées, une peut espionner l'autre. Tout informaticien le sait.
a écrit le 24/06/2015 à 19:42 :
le contre-espionnage francais aurait du le savoir. embauchez electroniciens et informaticiens. il y en a suffisemment en france. embauchez les francais de l etranger comme espions. il y en a l'étranger. la NSA a espionné avec l'aide de l'allemagne: Merkel ne veut pas dire en ce moment au parlement allemand quels etaient les choses espionnees. evidemment: pas chouette de mettre le no de telephone sur ecoute a partir du territoire allemand.
a écrit le 24/06/2015 à 19:37 :
En fait, c'est pour écrire les dialogues des guignoles de l'info sur la chaine BBC América
a écrit le 24/06/2015 à 19:26 :
Le gouvernement français ne se gène pas pour mettre sur écoute des français.
Le seul pays qui ait un regard global ne se gène pas pour écouter les habitants de la planète.
C'est bon pour chacun et pour la paix d'avoir au moins un observateur avec un regard global.
a écrit le 24/06/2015 à 19:26 :
C'est pas surprenant le silence des british sur toutes ces affaires ?
Réponse de le 24/06/2015 à 20:47 :
Tout à fait, la presse britannique ne pipe pas un seul mot à ce sujet ce qui me semble très suspect….
a écrit le 24/06/2015 à 16:18 :
Et comme tout est toujours à la même image on va se prendre dans les gencives une loi sur le renseignement qui va permettre à nos propres dirigeants de faire chez nous sur l'ensemble des citoyens ce que la NSA fait partout.

Le slogan de protection ne sera plus "sortez couverts" mais "sortez non connectés".
a écrit le 24/06/2015 à 15:18 :
si vous n'avez rien à vous reprocher , vous n'avez rien à cacher :-)
Réponse de le 24/06/2015 à 16:24 :
Je revendique ma liberté de tout cacher de ce qui ne regarde personne d'autre que moi, sans en éprouver la moindre culpabilité pour autant. Pas vous ?
Réponse de le 24/06/2015 à 19:26 :
je suis tout à fait de votre avis.
c'était juste de l'humour, c'est la réponse préférée de nos chers politiciens qui n'hésitent pas à nous mettre sur écoutes
a écrit le 24/06/2015 à 15:02 :
On est écouté OK, mais de notre coté, restons-nous inerte ?
a écrit le 24/06/2015 à 14:28 :
Tout ça c'est du cirque comme on l'adore à Paris…. depuis quand la France peut hausser le thon envers les USA? qu'on censure mes propos mais ils n'ont rien de choquant. Si la France n'était un pays sous la tutelle US elle mènerait une politique étrangère plus en accord avec nos traditions dans ce domaine, et pas ce simulacre de diplomatie que nous avons depuis longtemps. Si il aura un Président qui va changer cet état de choses ce ne sera pas F. Hollande, surtout pas lui !
Réponse de le 24/06/2015 à 16:57 :
Le Thon? Et encore.. ils n'ont rien vu! Nous n'avons pas encore haussé les Sardines!
Réponse de le 24/06/2015 à 19:14 :
Pas d'accord avec vous. Si nos amis américains nous surveillent c'est pour notre propre sécurité. Les informations seront repassées à nos dirigeants et ils auront la liberté d'en prendre les mesures convenables. Une foule d'attaques terroristes qui ont été déjouées sur sol français c'était grâce au travail presque de samaritain de nos amis de NSA, en nous observant au centimètre près, en analysant toutes nos conversations téléphoniques et celles aussi de nos Présidents pour les avertir d'un danger imminent.

Soyons donc, nous les Français, hautement reconnus à ce peuple américain qui nous a liberé du nazisme et qui nous sauve toujours des maux grandissants de ce monde, ne soyons pas des ingrats à nos bienfaiteurs.
a écrit le 24/06/2015 à 14:20 :
Paris remue ses petits bras pendant 5 secondes, brasse un peu d'air, puis se tait et baisse les yeux, car paris est dans l'otan, donc paris n'a aucune importance a part celle d'une marionnette us aux yeux des americains.
a écrit le 24/06/2015 à 13:57 :
On a du apprendre que Chirac s'intéressait plus au repas du soir qu'au plombier polonais, que Sarkozy était le "sauveur du monde" en toute discrétion et que Hollande pensait davantage à ce que souhaitait son chien Philae en remuant sa queue que Valls en remuant la tête.
Moi je tire mon chapeau à ceux qui font des écoutes. Ca doit être d'un chiant...
a écrit le 24/06/2015 à 13:52 :
on se demandait pourquoi les gouvernements européens étaient aussi dociles et obéissants , on comprend mieux pourquoi.
leur maître a des dossiers sur tout le monde , un bon moyen de chantage.
a écrit le 24/06/2015 à 13:41 :
Dans le cas de FH c'est pour bien se marrer que la NSA l'a mis sur écoute ! lol
a écrit le 24/06/2015 à 13:34 :
Ils avaient qu a utiliser le système Square de vivaction Telecom 150€ le boîtier !
a écrit le 24/06/2015 à 13:29 :
Ah oui la photo est parlante. Le gouvernement gesticule pour faire croire qu'il ne tolèrera pas et bla bla bla..... mais les USA ont une telle avance technologique qu'ils continueront de plus en plus bien sûr. C'est dans l'ordre des choses. La France n'est plus une vraie puissance et depuis 2012 sont statut s'est effondré même en Europe ! Hollande est le président parfait pour incarner ce déclin. Il le porte en lui, il en a l'apparence.
Réponse de le 24/06/2015 à 13:44 :
Paris hausse le thon….
a écrit le 24/06/2015 à 13:24 :
Tel est pris qui croyait prendre...C'est pas volé !
a écrit le 24/06/2015 à 13:10 :
Comme nous devons aussi écouter les autres (certes, pas avec les mêmes moyens financiers) on est meilleur que les américains car on ne s'est pas fait prendre...
Coridalement
a écrit le 24/06/2015 à 13:10 :
Ce soir les chiffres du chômage seront publié ...restez à l'écoute....!
a écrit le 24/06/2015 à 13:04 :
Quand les français comprendront qu'après la Grèce, c'est la France qui sera manger par cette alliance néolibérales germano-anglo-saxonne. Et ce, même si Paris joue le jeu et se conforme à leurs exigences. Ils veulent la fin de l'esprit français, se la liberté de juger, critiquer et bien-sur d'agir en conséquence. plus vite les français le comprendront et réagiront, et plus vite ils pourront s'en sortir, sans réaction, en jouant trop la montre, il sera trop tard.

La non-livraison des Mistral à la Russie en est l'exemple même flagrant de piège tendue envers la France. Quand les autres pays continuent en douce à dealer avec la Russie y compris dans le domaine militaire. La France se taille une mauvaise réputation et finit par créer le doute envers ses pays amis, c'est le but aussi recherché par les autres, que la France s'isole vis-à-vis de ses amis, pour lui retirer toute envie de réagir par la suite, lui faire perdre sa crédibilité.
Je sais, ça demande un certain courage, mais quand il en va de l'avenir de la France ...
a écrit le 24/06/2015 à 12:58 :
Excellente photo de l'idiot du village à qui le maître de la classe vient de décerner un bon point :-)
Réponse de le 24/06/2015 à 13:17 :
Excellent commentaire d'une personne qui se considère sans doute comme un génie.
Réponse de le 24/06/2015 à 13:23 :
Pile poil. Somme toute, Hollande est toujours un "young leader" pour les américains.
Réponse de le 24/06/2015 à 14:21 :
Il a pas beaucoup d'humour le René, pourtant ce secret de polichinelle n'incite pas a prendre très au sérieux toute cette gesticulation de la classe politique. Demain on parlera d'autre chose.

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