Présidents écoutés par la NSA: Paris hausse le ton, la classe politique réagit

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L'histoire se répéterait-elle ? A l'automne 2013, le journal The Guardian révélait que 35 chefs d'Etat étaient écoutés par la NSA. L'Allemagne de son côté était particulièrement irritée apprenant que l'un des téléphones portables de Angela Merkel avait été espionné. Et voilà que le lanceur d'alerte WikiLeaks révèle cette fois que pendant 6 ans, les conversations de Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et les premiers jours de François Hollande à l'Elysée ont été écoutés.
A l'issue du Conseil de défense convoqué en urgence hier soir par François Hollande, l'Elysée a fait savoir ce mercredi matin qu'elle ne "tolérera aucun agissement mettant en cause sa sécurité". Dans un communiqué, l'Elysée rappelle que ces "faits inacceptables" ont déjà donné lieu à des mises au point entre les Etats-Unis et la France, notamment fin 2013 au moment des premières révélations et lors de la visite d'Etat du Président de la République aux Etats-Unis en février 2014. Dans la foulée, Laurent Fabius, le ministre des Affaires étrangères a convoqué Jane Hartley, l'ambassadrice des Etats-Unis ce mercredi après-midi, à 18h, au Quai d'Orsay.
Le président de la République réunira également une délégation de parlementaires à 12h15 « pour faire le point » sur l'espionnage dont les présidents français ont fait l'objet par la NSA, indique l'Elysée.
Si Paris hausse le ton, Washington nie de son côté ses écoutes. C'est Ned Price, le porte-parole du Conseil de sécurité nationale, qui s'est exprimé hier soir dans un communiqué :
En France, la première réaction officielle a eu lieu ce matin, sur l'antenne d'ITélé par la voix de Stéphane Le Foll, le porte-parole du gouvernement. « C'est inacceptable entre alliés », a-t-il déclaré. "On est dans une situation où c'est difficile d'accepter (...) qu'il puisse y avoir ce type de pratiques". A l'issue de ce Conseil de défense, des précisions seront demandées, a-t-il ajouté.
La voix d'un ancien du gouvernement n'a pas tardé à se faire entendre. Jean-Marc Ayrault, Premier ministre au moment des écoutes à l'Elysée s'est exprimé sur son compte Twitter :
De son côté, le ministre du Travail, François Rebsamen, invité de France Info ce mercredi matin semble peu surpris des révélations de Wikileaks, publiées par Libération et Mediapart :
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Gérard Longuet, ancien ministre de la Défense de 2011 à 2012, invité ce mercredi matin sur BFM TV, déplore ces écoutes :
Pour autant, il confie ne pas être très surpris non plus des révélations sur les grandes oreilles américaines :
Même son de cloche pour l'ancien ministre des Finances, François Baroin sur l'antenne de BFM TV et RMC qui assure au micro de Jean-Jacques Bourdin qu'il se "doutait que le standard de Bercy était écouté", et ajoute qu'il "faisait attention". Il demande par ailleurs une "réponse forte" du gouvernement.
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Dès hier soir, Nicolas Sarkozy, selon son entourage, a réagi dénonçant « des méthodes inacceptables en règle générale et plus particulièrement entre alliés », selon son entourage. Le journal Le Monde a aussi interrogé Pierre Lellouche, son ancien secrétaire d'Etat au commerce extérieur (2010-2012), concerné par ces écoutes. Il juge les méthodes de la NSA « intolérables ».
Florian Philippot, vice-président du Front National, interrogé par RTL, attend de son côté une réaction très ferme du gouvernement :
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