Société Générale, TotalEnergies, Renault: trois stratégies de sortie de Russie
Paul Marion
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MAXIM ZMEYEV
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27 grandes entreprises françaises continuent à faire leurs affaires en Russie comme avant. Mais 56 entreprises tricolores ont revu à la baisse leurs activités en Russie depuis l'invasion de l'Ukraine, faisant le choix du départ définitif, du départ sous conditions de retour ou d'un départ partiel et étalé dans le temps. Parmi elles, TotalEnergies, Renault et la Société Générale.
Entre la major française et le premier producteur mondial de gaz (et le troisième de pétrole) au monde, les affaires ont longtemps étaient prospères. Ces liens étroits, presque personnels à l'image du brise-glace baptisé du nom de l'ancien PDG Christophe de Margerie qu'a inauguré Vladimir Poutine en 2017, sont distendus mais pas encore totalement rompus.
TotalEnergies a enclenché sa retraite de Russie dès le printemps 2022 à travers des cessions d'actifs sur place équivalentes à près de 14,8 milliards d'euros. Côté pétrole, le géant des hydrocarbures n'a pas renouvelé ses contrats en Russie qui sont arrivés à leur terme en décembre dernier.
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Côté gaz, le sevrage est plus lent. TotalEnergies a vendu ses parts dans la société Terneftegaz, qui exploite un champ gazier à Termokarstovoye, et retiré ses administrateurs du gazier russe Novatek. Il en détient encore 19,4% dont il assure qu'il ne peut se défaire pour l'instant en raison des sanctions qui frappent le repreneur potentiel Gennady Timchenko. Le patron Patrick Pouyanné défend aussi le maintien de son groupe au capital du projet Yamal LNG, à hauteur de 20%, « pour assurer la sécurité d'approvisionnement de l'Europe » et « son bien-être ».
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