Comment Renault veut transformer l'essai

Marie Nidiau
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« Le plan de redressement est réel et commence à porter ses fruits. » Tel est le constat des analystes financiers. Dix jours après l'annonce de la refonte de son alliance avec Nissan et Mitsubishi, les résultats du groupe Renault ont d'ailleurs été meilleurs que leurs prévisions avec un chiffre d'affaires de 46,4 milliards d'euros, soit +11,4% par rapport à 2021, et une marge opérationnelle, en hausse de 2,8 points, qui a doublé, à 2,6 milliards d'euros et 5,6% du chiffre d'affaires.
« Nous avons tourné la première page de la Renaulution en nous redressant financièrement. Nous n'allons pas faire machine arrière et nous allons continuer à nous tenir à notre discipline », a commenté Luca de Meo, directeur général du groupe. Mais cette performance ne cache pas la baisse des ventes en volume du groupe, en recul de 14,6% par rapport à 2021. Renault marche sur la corde raide dans un marché bousculé par la transition écologique et les changements de mobilité.
Pour continuer à progresser, Renault doit continuer d'investir. En se focalisant uniquement sur son redressement à court terme pourrait mettre le groupe difficulté dans le futur. Le constructeur français, tout comme ses concurrents, doit trouver le juste équilibre entre investissement et redressement financier. La hausse de sa marge opérationnelle est un bon signal pour la trésorerie. « Cela rend plus serein pour l'avenir du groupe », confirme José Baghdad, analyste financier automobile chez Pwc. La marge opérationnelle devrait continuer à augmenter puisque le groupe mise sur une hausse supérieure ou égale à 6% pour 2023.
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Renault a également envoyé des signaux forts à ses actionnaires en proposant un dividende de 0,25 euro par action. Une décision qui démontre la sérénité et la confiance du groupe pour l'avenir mais qui vise aussi à attirer de nouveaux actionnaires pour financer les investissements.
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