Téhéran confronté à ses fondamentaux
François Clemenceau
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François Clemenceau.
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« L'Iran est en position de faiblesse, ses difficultés internes sont immenses, l'absence de soutien au régime étant de plus en plus visible. Pour les Iraniens, plus on parle de l'Iran, moins on parle de Gaza et ça ne les arrange pas. » Ce diagnostic d'un ancien responsable de la diplomatie française vient soutenir l'argument selon lequel la République islamique ne gagnerait rien à se lancer dans une escalade militaire après la riposte d'Israël sur Ispahan et Tabriz de vendredi matin, en représailles au raid iranien spectaculaire et inédit d'il y a huit jours. Ce qui « arrange » Téhéran, le Guide suprême et les Gardiens de la révolution, c'est de préserver l'influence déterminante de l'Iran au Liban au travers du Hezbollah, en Irak avec ses milices chiites, en Syrie auprès de l'armée de Bachar El-Assad, au Yémen grâce aux houthistes, si « utiles » lorsqu'ils menacent le trafic maritime mondial par la mer Rouge. Cette posture d'ensemble est bien plus sécurisante que de se lancer dans un affrontement bilatéral direct mais inégal avec Israël.
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