Trump limoge le directeur du FBI qui enquêtait sur ses liens avec la Russie

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(Crédits : JOSHUA ROBERTS)
La décision du président des Etats-Unis a abasourdi Washington. Pas seulement les démocrates, d'autres aussi, doutent du motif présenté et accusent la Maison-Blanche de vouloir affaiblir l'enquête du FBI sur la Russie.

A la Maison-Blanche, on dément toute motivation politique. Donald Trump affirme que le directeur du Bureau fédéral d'enquête (FBI) James Comey est renvoyé en raison de sa gestion controversée de l'enquête au sujet d'anciens emails de la candidate démocrate à la présidentielle Hillary Clinton.

Mais la décision du président des Etats-Unis a abasourdi Washington. Pas seulement les démocrates, d'autres aussi, doutent du motif présenté et accusent la Maison-Blanche de vouloir affaiblir l'enquête du FBI sur la Russie.

En effet, on se souvient que Donald Trump, pendant la campagne présidentielle, avait pourtant tiré bénéfice de l'action du FBI lorsque le 5 juillet 2016 celui-ci avait estimé que l'ex-secrétaire d'Etat Hillary Clinton avait fait preuve de "négligence extrême" en utilisant un serveur de messagerie privé lorsqu'elle dirigeait la diplomatie américaine sous le premier mandat de Barack Obama (2009-2013).

Et lorsque le FBI, dans un premier temps, déclare clore l'affaire et ne pas poursuivre la candidate, le candidat des républicains en profite pour discréditer et calomnier un peu plus son adversaire démocrate :

"Très, très injuste! Comme d'habitude, erreur de jugement", avait-il lâché sur Twitter. "Le directeur du FBI a déclaré qu'Hillary la véreuse ("Crooked Hillary") avait compromis notre sécurité nationale. Et pas de poursuites. Wouah!"

Et Trump est évidemment le grand gagnant de l'affaire quand, 11 jours plus tard, le directeur du FBI décide de rouvrir le dossier des emails de Clinton "en raison d'éléments nouveaux". Cette décision, ont estimé certains démocrates à l'époque, a été l'un des facteurs de la défaite d'Hillary Clinton.

Des liens entre l'équipe de Donald Trump et Moscou ?

Mais ensuite, après l'élection, Trump a dû limoger son conseiller à la sécurité nationale Mikael Flynn à la suite de révélations sur une conversation que l'ancien général avait eue avec l'ambassadeur russe à Washington avant l'investiture et qu'il n'avait pas mentionnée.

Le même FBI s'est alors mis à enquêter sur les accusations d'ingérence de la Russie pendant la campagne électorale 2016 et sur une collusion éventuelle entre l'équipe de campagne de Donald Trump et Moscou.

Et cette partie de l'histoire n'a pas du tout plu au nouveau président des Etats-Unis.

Certains démocrates ont comparé la décision de Donald Trump à ce qu'on a appelé le "Massacre du samedi soir" de 1973. Le président républicain de l'époque, Richard Nixon, avait limogé un procureur spécial indépendant qui enquêtait sur l'affaire du Watergate, une affaire d'espionnage politique qui allait le contraindre à démissionner l'année suivante.

Selon le New York Times, Comey, qui s'adressait au même moment à des agents du FBI à Los Angeles, apprend son limogeage en voyant une incrustation sur un écran de télé au fond de la pièce.

(Avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 10/05/2017 à 12:37 :
il se croyais invulnérable
pour tout se permettre
et maintenant le successeur vas lui chercher les derniers poux
a écrit le 10/05/2017 à 11:47 :
cf. article Bloomberg du 21 avril disant que le modèle low cost d'Europe centrale/orientale est menacé par des salaires grimpant plus vite que la productivité.
a écrit le 10/05/2017 à 10:59 :
tiens, le cousin yank fait la chasse aux sorcieres, comme en france en 2012.. bien evidemment, il ne s'agit pas d'une chasse aux sorcieres, hein, vu que tout est fait en toute independance, et en toute impartialite, comme on disait dans la campagne francaise il y a 1 mois...

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