Une semaine sans les enfants
Nathalie Hamou
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Jeudi à Tel Aviv, lors d’une conférence de presse, Batsheva Yaalomi montre une photo de son fils Eitan, otage du Hamas.
JANIS LAIZANS / REUTERS
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Jeudi à Tel Aviv, lors d’une conférence de presse, Batsheva Yaalomi montre une photo de son fils Eitan, otage du Hamas.
JANIS LAIZANS / REUTERS
Ils ont apporté les plus beaux portraits de leurs proches. Les traits titrés, Batsheva Yaalomi brandit celui de son fils de 12 ans, Eitan, un écolier de Nir Oz, un kibboutz frontalier de la bande de Gaza, qui enlace en souriant un petit chien posé sur ses genoux ; Doron Journo, le selfie glamour de sa fille Karin, partie le week-end dernier avec ses amies rejoindre le festival de musique Tribe of Nova près du village de Réïm ; Ido Nagar, un cliché de son mariage avec Céline Ben David, 32 ans, descendue elle aussi dans le Sud pour rejoindre cette rave party. Il tient dans ses bras leur bébé de 6 mois que son épouse allaitait encore. Depuis l'attaque terroriste sans précédent du 7 octobre, Eitan, Karin et Céline ne sont pas rentrés à la maison.
Depuis une semaine, les visages des otages, en majorité des civils, s'affichent sur les avis de recherche postés par des maris, des frères, des sœurs, des petits-enfants, des amis. Sur les photos, apparaissent des femmes, des enfants, des personnes âgées, et de nombreux bébés. 150 Israéliens et ressortissants étrangers auraient été capturés par le Hamas et emmenés à Gaza. Les autorités israéliennes ne donnent pas de chiffres précis.
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Les parents des otages ne vivent plus. « Mon cœur est brisé, je ne souhaite à aucune maman de traverser ce cauchemar », a lancé avec dignité Batsheva Yaalomi, qui a vu son fils Eitan être enlevé à moto par les terroristes. Lors du point de presse de jeudi dernier à Tel-Aviv, les familles d'otages français ou franco-israéliens « appellent à l'aide » le président Emmanuel Macron.
Nathalie Hamou