USA: les consommateurs hésitent entre reprise économique et crainte de l'inflation
Julie CHABANAS, AFP
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MARANIE STAAB
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Les ventes au détail ont stagné en avril par rapport au bond réalisé en mars grâce aux chèques versés par le gouvernement fédéral, selon les chiffres publiés vendredi par le département du Commerce. Les Américains, dont beaucoup ont profité du télétravail pour s'éloigner durablement des centres-villes, ont ainsi acheté plus de voitures, mais moins de vêtements.
"Ne vous y trompez pas, une consommation plus forte est à venir", avertit Lydia Boussour, analyste pour Oxford Economics, qui anticipe, pour l'ensemble de l'année, une "augmentation record de 9,6% des dépenses", soit "la meilleure performance depuis 1946". Ils devraient, de plus en plus, dépenser moins en biens, mais plus en services.
"Les gens fatigués d'être enfermés commenceront à dépenser pour des concerts en plein air, des événements sportifs et des voyages en avion", note Yelena Maleyev, économiste pour Grant Thornton. La reprise économique est en effet lancée aux États-Unis, et l'activité reprend, avec plus d'un tiers de la population entièrement vaccinée.
Paradoxalement, la confiance des consommateurs s'est dégradée en mai, alors qu'elle avait atteint en avril son niveau le plus élevé depuis le début de la crise, selon l'enquête de l'Université du Michigan publiée vendredi.
En effet, les Américains s'inquiètent désormais des prix qui ont commencé à augmenter. Cela devrait durer au moins plusieurs mois. Or, les salaires ne suivent pas nécessairement.
Cependant "les dépenses de consommation continueront de progresser (...) en raison de la demande refoulée (pendant la pandémie) et du niveau d'épargne record", selon Richard Curtin, l'économiste chargé de cette enquête.
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"Cette combinaison (...) fait le lit d'une psychologie inflationniste, favorisant des raisons d'acheter à l'avance (avant que les prix n'augmentent encore plus, NDLR) et une hausse du coût de la vie pour les salariés", avertit l'économiste. L'inflation a commencé à s'accélérer aux États-Unis, portée par un ensemble de facteurs, à commencer par les goulets d'étranglement dans la production et la livraison au niveau mondial.
Julie CHABANAS, AFP
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