Venezuela : le FMI tire la sonnette d'alarme

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Le 12 février, affecté par la chute des cours du pétrole, le Venezuela s'était décrété en état d'urgence économique.
Le 12 février, affecté par la chute des cours du pétrole, le Venezuela s'était décrété en "état d'urgence économique". (Crédits : Reuters)
Le pays, qui dispose des plus larges réserves pétrolières de la planète et qui tire 96% de ses devises de l'activité pétrolière, est gravement impacté par la chute des cours du brut. Des mesures drastiques (coupures d'électricité, réduction du temps de travail, des salaires, etc.) ont été prises.

La situation économique au Venezuela "n'est pas tenable" à moyen terme, à cause de la dégradation des capacités de production qui est accentuée par la chute des prix du brut, a prévenu, mercredi 27 avril, un responsable du Fonds monétaire international (FMI).

"Avec ce choc pétrolier, estimé à 20 points (de pourcentage) du produit intérieur brut [PIB], la situation économique n'est pas tenable à moyen terme" au Venezuela, a déclaré Alejandro Werner, directeur du département de l'hémisphère occidental du FMI.

Selon le rapport de l'institution monétaire sur les perspectives économiques en Amérique latine et dans les Caraïbes, la région subira une contraction de 0,5% de son économie en 2016, pour la deuxième année consécutive, plombée par le Brésil et le Venezuela.

Le FMI estime que la crise pétrolière au Venezuela, qui tire 96% de ses devises du brut, s'est traduite par une chute de revenus, lesquels sont passés de 80 milliards de dollars en 2013 à un montant entre 20 et 25 milliards en 2015. Ces derniers mois, la situation au Venezuela "s'est davantage détériorée" à cause des graves problèmes que connaît le secteur énergétique, problèmes qui résultent "du manque d'infrastructures et de la conjoncture climatique", a ajouté le responsable de l'institution financière internationale.

     | Lire aussi: Pétrole : le Venezuela se décrète en "état d'urgence économique"

Mesures cosmétiques pour colmater les fuites

Pour économiser de l'électricité, le président vénézuélien Nicolas Maduro a ordonné mardi que les fonctionnaires ne travaillent désormais que deux jours par semaine.

"Mercredi, jeudi et vendredi seront chômés dans le secteur public, à l'exception des tâches fondamentales et nécessaires", a ainsi déclaré le vice-président Aristobulo Isturiz, précisant que les classes seraient également suspendues le vendredi pour les écoliers, de la maternelle au lycée.

La semaine dernière, le gouvernement avait annoncé que l'électricité serait coupée quatre heures par jour pendant 40 jours dans 8 Etats sur 24, à l'exception de la capitale Caracas. Il a aussi décrété un prochain changement de fuseau horaire de 30 minutes, la création de nouveaux jours fériés ou la réduction à six heures par jour du temps de travail dans les ministères.

Après une inflation de 180,9% en 2015, soit la plus élevée du monde, le FMI table sur le chiffre de 700% cette année. De son côté, le PIB devrait chuter de 8%, après une baisse de 5,7% en 2015, d'après la Banque centrale du Venezuela.

"Clairement, il s'agit d'une situation où les effets sur la qualité de vie, sur la santé de la population commencent à être très importants. (...) Il y a une inflation très élevée et une pénurie des biens de première nécessité entre 40% et 50%", a-t-il ajouté.

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a écrit le 29/04/2016 à 1:42 :
Votre article est en partie inexact : en effet, si le président Maduro a décrété que les mercredis jeudis et vendredi seraient chômés, ce n'est pas pour économiser de l'électricité.... Premièrement on consomme plus chacun chez soi, que tous ensemble dans une même pièce à faire une activité..... Deuxièmement, ce décret a plutôt une raison politique : le gouvernement veut s'accrocher au pouvoir, et est en train d'essayer de contourner le "revocatorio" mis en place par l'opposition : il faut un certain nombre de "jours ouvrés" pour obtenir un référendum, et donc plus de temps quand les jours ouvrés ne sont plus que de deux par semaine...... ;)
a écrit le 28/04/2016 à 21:30 :
Du temps où le baril était à 150$ les bolivauriens ont préféré subventionner Cuba et les prix dans les magasins d'état (ce qui a, comme à la glorieuse époque du communisme en Europe de l'est, créé toutes sortes de pénuries) que de construire un système électrique digne de ce nom (et des centrales à fuel, peu coûteuses, alimentées par le pétrole local, et qui n'auraient été activées qu'en cas d'insuffisance de production des barrages, auraient fort bien fait l'affaire...).
Réponse de le 29/04/2016 à 9:03 :
Sans même parler des subventions à la consommation d'essence, vendue largement en dessous du prix coûtant.
a écrit le 28/04/2016 à 19:46 :
On en a marre d'avoir le jugement du FMI sur le libre arbitre des peuples!
a écrit le 28/04/2016 à 19:46 :
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a écrit le 28/04/2016 à 19:44 :
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a écrit le 28/04/2016 à 18:31 :
La Dictature Chérie par Mélenchon Aubry et Hamon. Ils défendent ce " modèle " avec les memes arguments que la dictature elle-même.
a écrit le 28/04/2016 à 17:11 :
Mieux vaut tard que jamais...
Cordialement

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