Vladimir Poutine accuse « certains hommes politiques occidentaux » de « détruire l'économie mondiale de marché »
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« La population, comme au Moyen Âge, a commencé à faire des réserves de bois pour se chauffer cet hiver. »
MAXIM SHEMETOV
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« La population, comme au Moyen Âge, a commencé à faire des réserves de bois pour se chauffer cet hiver. »
MAXIM SHEMETOV
Comme il en a pris l'habitude depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine, Vladimir Poutine continue de souffler le chaud et le froid. Alors que l'idée d'un « cessez-le-feu » en Ukraine est envisagé grâce à une médiation avec la Turquie, le chef du Kremlin continue d'accabler les ennemis de la Russie. Le leader russe a accusé mercredi le G7 et l'UE de « détruire » le marché mondial de l'énergie en voulant plafonner le prix du pétrole russe. Il a aussi assuré que Moscou était prêt à reprendre ses livraisons vers l'Europe via les gazoducs Nord Stream.
« Certains hommes politiques occidentaux détruisent en réalité l'économie mondiale de marché » et « menacent le bien-être de milliards de personnes » avec ce projet de plafonnement, a-t-il déclaré lors d'un forum de l'énergie à Moscou mercredi.
Il a par ailleurs affirmé que les graves fuites ayant touché en septembre les gazoducs Nord Stream, qui relient la Russie à l'Allemagne, étaient le résultat d'un acte de « terrorisme international ».
Néanmoins, il a souligné qu'une partie du gazoduc Nord Stream 2, un tube sous-marin qui n'a jamais été mis en service à cause de l'offensive contre l'Ukraine, fonctionnait toujours et a assuré que Moscou pouvait livrer du gaz via ce segment.
« La Russie est prête à reprendre les livraisons », a-t-il indiqué. « La balle est dans le camp de l'UE, si elle le veut, elle n'a qu'à ouvrir le robinet », a-t-il jugé, ajoutant que les autres gazoducs du système Nord Stream ne seraient réparés que si leur exploitation était garantie.
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Vladimir Poutine a aussi déclaré que la situation actuelle faisait revenir certains Européens à des temps archaïques :
« Des Européens ordinaires souffrent. En un an, leurs factures d'électricité et de gaz ont plus que triplé. La population, comme au Moyen Âge, a commencé à faire des réserves de bois pour se chauffer cet hiver », a-t-il assuré.
Dans le même temps, le chef du Kremlin veut donner un rôle à son allié le président turc Recep Tayyip Erdogan, dont le pays est membre de l'OTAN et doit aussi se rapprocher des intérêts américains. Moscou a indiqué mercredi s'attendre à ce que le président turc fasse à Vladimir Poutine une proposition concrète de médiation sur le conflit en Ukraine, alors que les deux hommes se voient jeudi au Kazakhstan.
« Les Turcs proposent leur médiation. Si des contacts (russo-ukrainiens) devaient avoir lieu, il se feraient sur le territoire » turc, a indiqué à la presse le conseiller diplomatique du Kremlin, Iouri Ouchakov.
« Erdogan va probablement officiellement proposer quelque chose », a-t-il ajouté, précisant s'attendre à une « discussion intéressante et utile ».
De son côté, le ministre turc de la Défense, Hulusi Akar, a constaté une « compréhension commune » sur la nécessité d'obtenir un cessez-le-feu entre la Russie et l'Ukraine lors d'un entretien téléphonique mardi avec son homologue russe, Sergueï Choïgou, a annoncé le ministère turc de la Défense dans un communiqué.
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Cette sortie de crise via la médiation turque masque d'autres enjeux économiques. De fait, alors que les routes commerciales sont rompues avec les anciens clients européens, Vladimir Poutine a aussi proposé, sans donner de détails concrets, de faire désormais transiter l'essentiel du gaz russe par la mer Noire. « Nous pourrions (...) faire passer les principales voies de livraison de notre carburant et de notre gaz via la Turquie, en créant en Turquie le plus important hub de gaz ».
(avec AFP)
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