Les autorités de santé brésiliennes et plusieurs études estiment que le risque de propagation est quasi inexistant. En mai, plus de 200 scientifiques ont estimé que celui-ci est trop difficile à prédire, demandant à ce que les Jeux olympiques, dont la cérémonie d'ouverture a lieu vendredi, soient reportés.
Fallait-il décaler les jeux olympiques en raison des risques liés au virus Zika, transmis par les moustiques ? Cette question s'est posée pendant plusieurs mois, alors que la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques a lieu demain au stade Maracana de Rio de Janeiro. Ces dernières semaines, à l'approche des Jeux olympiques, les déclarations visant à effacer les craintes liées au virus Zika se sont multipliées.
Cette étude arrive à point nommé pour appuyer la position stricte de l'OMS, du gouvernement brésilien et du Comité Olympique : annuler ou décaler l'ouverture des Jeux olympiques n'est pas utile.
"Tant que les personnes prennent des mesures de protection appropriées, en utilisant notamment des répulsifs anti-moustiques ou en portant des vêtements empêchant les piqûres de moustiques", a-t-elle ajouté.
Déjà le 31 mai, l'organisation estimait que "d'après les évaluations actuelles, l'annulation ou le changement de lieu des Jeux olympiques de 2016 n'aura pas d'incidence significative sur la propagation internationale du virus Zika".
Newsletter
L’Alerte La Tribune
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.
Les nombreuses déclarations d'officiels visaient à apaiser les craintes gonflées par une lettre ouverte de 223 scientifiques et médecins à l'OMS. Ces derniers réclament que les Jeux d'été 2016 soient repoussés ou changés de lie.
"Un risque non nécessaire est pris quand une partie des 500.000 touristes risque d'être contaminée et de retourner dans leur pays ou le virus pourrait devenir endémique". Ils évoquent beaucoup"d'incertitudes" sur le virus devant pousser à la prudence car"il est impossible pour les modèle mathématiques de prédire l'évolution de l'épidémie."
"Nous lançons cet appel malgré le fatalisme généralisé que les Jeux de Rio 2016 sont inévitables ou "too big to fail". L'histoire nous enseigne que cela est faux", expliquent-ils se référant aux Jeux Olympiques annulés pendant la Première et la Seconde Guerre mondiale en 1916, 1940 et 1944. Ils évoquent également l'annulation de la Coupe d'Afrique des Nations (football) à cause d'Ebola également. Et d'ajouter : "Rio de Janeiro est hautement affecté par le virus Zika."
Pour rappel, Zika a été associé à des cas de microcéphalie, une malformation congénitale affectant le développement cérébral des nouveau-nés, et au syndrome de Guillain-Barré, une maladie du système nerveux dont les formes les plus graves peuvent entraîner des paralysies. Le 27 juillet, 1.749 cas de personnes atteintes de microcéphalie étaient recensées par le Ministère de la santé brésilien.