Virus Zika: Obama veut débloquer un fonds d'urgence de 1,8 milliard de dollars

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Les quelque 1,8 milliard de dollars (environ 1,6 milliard d'euros) réclamés par le président des Etats-Unis doivent permettre de combattre le virus Zika sur le territoire national et à l'étranger, et de contribuer à la mise au point d'un vaccin, indique la Maison Blanche dans un communiqué, lundi 8 février. La demande devrait être soumise au vote du Congrès américain « sous peu », précise Washington.
Barack Obama affiche sa volonté de lutter contre la propagation du virus Zika. Les fonds doivent servir à mieux préparer le pays à l'impact de la maladie qui se répand extrêmement rapidement en Amérique du sud et centrale mais aussi à Porto Rico, territoire américain.
Si la somme proposée par la Maison Blanche est votée par le Congrès, l'essentiel des fonds (1,48 milliard) iront au ministère de la Santé. L'une des priorités assignée aux Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) sera d'augmenter les infrastructures permettant de mener à bien les tests de dépistage.
L'agence fédérale d'aide au développement (USAID) devrait quant à elle bénéficié d'une enveloppe de 335 millions de dollars pour venir en aide aux pays latino-américains concernés. Les autorités de Porto Rico, territoire lié aux Etats-Unis, pourraient obtenir de leur côté 250 millions de dollars. Et quelque 200 millions de dollars seraient consacrés à la recherche d'un vaccin.
Le virus, transmis principalement par les piqûres de moustique du genre Aedes, se répand rapidement en Amérique latine. Il n'existe pas de traitement ni de vaccin. Pour la plupart des personnes contaminées, le virus n'a que des effets bénins. Dans une interview accordée à CBS, Barack Obama a souligné que, "à l'inverse d'Ebola, les gens ne meurent pas de Zika". "Beaucoup de gens l'attrapent et ne savent pas qu'ils sont porteurs", a poursuivi le président américain. "Il ne doit pas y avoir de panique sur ce sujet."
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Pourtant, au Brésil, le virus Zika a été associé à 4.000 cas de microcéphalie, une malformation néonatale grave. En Colombie et au Venezuela, un lien a été établi avec le syndrome de Guillain-Barré, une maladie nerveuse dont la gravité varie selon les patients.
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De son côté, l'Agence européenne des médicaments (AEM), un organe de l'Union européenne basé à Londres, a annoncé lundi la création d'un groupe de travail chargé de conseiller les laboratoires qui travaillent à la création de vaccins et de traitements.
(Avec Reuters et AFP)
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